Depuis le 7 avril, ORION26 a entamé sa quatrième et ultime phase, marquant une étape majeure dans la préparation opérationnelle des forces françaises. Cette séquence, dédiée à la projection et à la résilience des postes de commandement (PC) des niveaux corps d’armée et division, a mis à l’épreuve la capacité des forces à transformer l’information en action sous une menace permanente.

Une architecture modulaire pour une résilience accrue
Le corps d’armée s’affirme alors comme un instrument de puissance, de dissuasion et de gestion de l’escalade. Cette posture exige des structures de commandement mobiles et résilientes, capables de se déplacer sans jamais perdre la conduite des opérations.
Du 07 au 17 avril, le 1er corps d’armée (1er CA) a déployé sa nouvelle structure de commandement articulée en trois PC distincts. Un premier, projeté au plus près des zones de contact, structure blindée légère et ultra-mobile, a progressé au gré de l’avancée des troupes, opérant pas moins de six bascules en dix jours d’exercice. Le 2e PC, mobile et lui aussi projeté sur le théâtre d’opérations, joue un rôle central de facilitateur avec la nation hôte. Enfin, son 3e PC, déployé sur le territoire national, conçoit, planifie et conduit les opérations selon les remontées d’informations des deux PC projetés.
La 1ère Division (1ère DIV) de Besançon a, elle aussi, opéré une bascule de son PC principal et projeté un échelon avancé au plus proche de la zone des combats, afin de pouvoir, là aussi, s’adapter au terrain de façon réactive et pertinente.
Cette manœuvre de PC en terrain libre confirme la capacité des plus hauts commandements tactiques à se projeter et à assurer une conduite des opérations qui soit adaptée, cohérente et discontinue.

Une synergie interarmées et multinationale
La pleine intégration des capacités interarmées a permis une réactivité accrue du commandement de l’opération, grâce à une complémentarité et une synchronisation des effets. La supériorité informationnelle a été consolidée par la contribution de l’Armée de l’air et de l’espace, qui a assuré la sécurisation de l’espace aérien, et par celle de la Marine nationale, dont les capacités de frappe dans la profondeur – simulées dans le cadre du scénario — ont pleinement été intégrées à la manœuvre terrestre.
L’opération militaire conduite dans le scénario d’ORION, placée sous commandement OTAN avant le début de cette ultime phase, a consolidé l’aptitude d’emploi du 1er CA au titre de corps d’armée de combat (Warfighting Corps) au sein de l’Alliance, placé à la tête d’une force multinationale opérant dans un contexte de haute intensité.

Vers l’engagement : la phase O42
Cette validation des structures de commandement prépare le terrain pour la phase de déploiement des troupes en terrain libre, du 20 au 30 avril ; cette séquence, marquée par une participation interalliée importante, fera la part belle à la conduite des opérations terrestres par le système divisionnaire de l’armée de Terre, autour de la 1ère DIV et la 7e brigade blindée.















