Défense anti-drones : Naval Group dévoile le nom Rampart pour son lanceur modulaire polyvalent

Rampart LMP Naval Group

Naval Group a dévoilé à Eurosatory 2026 le nom de son lanceur modulaire polyvalent (LMP) : Rampart. L’industriel français décline ainsi son lanceur d’origine navale en une version terrestre destinée à la lutte contre les menaces multiples et saturantes.

Selon Naval Group, cette annonce s’inscrit dans la continuité des essais de tirs conduits fin mai 2026 sur le camp de Canjuers.

Une désignation qui évoque les remparts historiques

Le nom Rampart fait écho aux remparts, construits historiquement pour défendre une position ou un point stratégique. Selon Naval Group, cette désignation illustre la posture du lanceur, destiné à s’interposer entre plusieurs formes de menaces et des points d’intérêt vitaux :

  • Les bases navales.
  • Les bases aériennes.
  • Les sites de l’armée de Terre.
L’industriel positionne notamment Rampart comme un système capable de faire de chaque plateforme, navale comme terrestre, un point de défense contre la saturation.

Un acronyme technique remplacé par une identité commerciale

Selon Naval Group, l’acronyme LMP ne suffisait pas à qualifier le produit et restait trop faible pour s’imposer dans un univers international. Le nom Rampart doit ainsi permettre d’identifier et de promouvoir le système à l’export.

L’industriel met par ailleurs en avant le caractère évolutif du terme, qui a traversé les siècles.

Une architecture navale déclinée à terre

Le lanceur avait été dévoilé lors des Innovation Days 2023 de Naval Group. Il repose notamment sur une architecture précise :

  • Une tourelle bi-axes.
  • Quatre modules interchangeables.
  • Une masse d’environ 3 tonnes.
  • Une capacité jusqu’à 1 tonne de munitions.

Dans sa version navale, le système exploite les radars et optroniques du bord ainsi que des sources externes. Il peut ainsi désigner des cibles aériennes, de surface et sous-marines.

La transposition à terre conserve désormais ces qualités du lanceur marin. Elle doit toutefois être raccordée à des senseurs terrestres ou aéroportés et à une conduite de tir cohérente.

Une modularité ouverte à plusieurs familles de munitions

Chaque module du Rampart peut recevoir plusieurs configurations d’effecteurs :

  • Jusqu’à 20 roquettes de 68 millimètres.
  • Ou 12 roquettes de 70 millimètres.
  • Ou des missiles très courte portée comme le Mistral 3.
Depuis 2024, plusieurs intégrations ont également été proposées, dont la munition téléopérée MT-10 de KNDS et la munition TOUTATIS de Thales.

Un partenariat Naval Group, Thales et Arquus

L’intégration terrestre repose sur plusieurs partenariats industriels. Thales apporte notamment les familles de roquettes de 68 et 70 millimètres, ainsi que les briques de conduite de tir associées.

Arquus travaille par ailleurs à la gamme de porteurs PL6T destinée à l’armée de Terre. Le développement et la qualification sont annoncés sur 24 mois, avec des prototypes attendus début 2027 et des premières séries en 2028.

Un partenariat aux Émirats arabes unis avec HALCON

Naval Group a également annoncé un partenariat avec HALCON, entité du groupe émirati EDGE. La campagne d’essais du missile sol-air Skynight doit se dérouler aux Émirats arabes unis entre 2026 et 2027. Elle commencera à terre avant de se poursuivre en mer.

Selon Naval Group, ce partenariat vise à qualifier l’intégration de missiles tiers sur le lanceur.

Des essais à Canjuers et de nouvelles campagnes prévues

Une première campagne de tirs a été conduite en janvier 2026. Une seconde campagne s’est ensuite déroulée en mai 2026 sur le camp de Canjuers. Concrètement, les séquences ont combiné plusieurs scénarios :

  • Un tir de roquette sur une cible à 3,5 kilomètres illuminée par un Rafale.
  • Le traitement d’une cible proche désignée par un fantassin.
  • Une salve de cinq roquettes.
Naval Group prévoit également au second semestre 2026 de nouvelles campagnes, dont une phase en octobre 2026 à bord d’un porte-hélicoptères amphibie (PHA) de la Marine nationale, dans le cadre de l’exercice Wildfire. Des tirs sont également programmés en Belgique avec des roquettes de 70 millimètres de Thales Belgium.

Une entrée en service conditionnée à un contrat

L’entrée en service d’une déclinaison terrestre reste conditionnée à la notification d’un contrat de développement par un client national ou export. Selon Naval Group, en cas de succès, l’industriel évoque une fenêtre d’environ 12 mois pour produire cette version.

Ce qu'il faut retenir

  • Naval Group a dévoilé à Eurosatory 2026 le nom Rampart pour son lanceur modulaire polyvalent (LMP).
  • Le baptême donne une identité commerciale internationale à un système jusqu’ici désigné par son acronyme technique.
  • L’annonce s’inscrit dans la continuité des essais de tirs conduits à Canjuers fin mai 2026.
  • Le système repose sur une tourelle bi-axes et quatre modules interchangeables.
  • Les partenaires industriels incluent Thales (roquettes 68/70 mm), Arquus (porteur PL6T) et HALCON/EDGE (missile Skynight).
  • Selon Naval Group, la production peut intervenir 12 mois après la notification d’un contrat.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le Rampart ?

Le Rampart est le nom commercial dévoilé par Naval Group à Eurosatory 2026 pour son lanceur modulaire polyvalent (LMP). Le système repose sur une tourelle bi-axes et quatre modules interchangeables. Il peut être décliné en version navale ou terrestre.

Selon Naval Group, l’acronyme LMP ne suffisait pas à qualifier le produit et restait trop faible pour s’imposer sur les marchés internationaux. Le nom Rampart fait écho aux remparts historiques, qui défendaient une position stratégique. Il illustre la posture du lanceur, destiné à s’interposer entre les menaces et les points d’intérêt vitaux.

Selon Naval Group, chaque module peut recevoir jusqu’à 20 roquettes de 68 mm, 12 roquettes de 70 mm, ou des missiles très courte portée Mistral 3. Depuis 2024, des intégrations ont également été proposées avec la munition téléopérée MT-10 de KNDS, la munition TOUTATIS de Thales et le missile Skynight de HALCON.

Selon Naval Group, la production d’une version terrestre est conditionnée à la notification d’un contrat de développement par un client national ou export. En cas de succès, l’industriel évoque une fenêtre d’environ 12 mois pour produire cette version.

Les plus lus

À lire aussi