France : deux satellites d’observation IRIS bientôt commandés

Satellites observation du programme IRIS

La DGA devrait prochainement commander deux satellites d’observation du programme IRIS (Instruments de Renseignement et d’Imagerie Spatiale). Airbus Defence & Space et Thales Alenia Space recevraient cette commande. Elle atteindrait environ un milliard d’euros, selon La Tribune.

IRIS, un programme accéléré en 2023 puis retardé

En 2023, lors des débats sur la Loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030, Sébastien Lecornu a pris la parole. Il était alors ministre des Armées. Il a annoncé l’accélération du programme IRIS, lancé en 2019. Celui-ci remplacerait les trois satellites de la constellation CSO (Composante Spatiale Optique). Ce remplacement débuterait en 2030, soit cinq ans plus tôt que prévu. « C’est une bonne nouvelle pour notre souveraineté et pour notre service de renseignement », s’était-il félicité.

La DGA a confié des études à Airbus Defence & Space et à Thales Alenia Space. IRIS prévoit la mise en orbite de deux satellites. Le premier, EHRmin, disposerait de miroirs en carbure de silicium. Le second s’appelle EHRmax.

Ce programme devait marquer un saut technologique par rapport à la constellation CSO. Il a pourtant pris du retard. Le programme CELESTE (Capacité ÉLEctromagnétique SpaTiaLE) en a aussi pris, mais pour d’autres raisons.

Des retards reconnus par le chef d'état-major des armées

Le général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées (CEMA), a déploré cette situation. Il s’exprimait lors de l’examen du projet d’actualisation de la LPM. Les relèves en renseignement électromagnétique et en renseignement image seraient à risque. « Des retards sont intervenus », a-t-il reconnu. La DGA travaillerait activement avec les industriels, pour prolonger les satellites actuels et éviter toute rupture capacitaire.

Le ministère des Armées a alors expliqué que le calendrier de CELESTE et d’IRIS devait être aménagé. Il fallait tenir compte de la « consolidation du besoin opérationnel et le développement des technologies critiques associées ». Le ministère prévoit aussi de moderniser les capacités d’exploitation de données spatiales. Les achats de données constitueraient une première capacité complémentaire à l’horizon 2030. Le ministère pourrait la consolider d’ici 2035.

Cassiopée, premier jalon du programme CELESTE

La promulgation de la loi actualisant la LPM 2024-2030 remonte au 16 août dernier. Depuis, la DGA a notifié le contrat Cassiopée. Airbus Defence & Space et Unseenlabs l’ont reçu. Selon le ministère, Cassiopée constituera « le cœur patrimonial souverain haute performance du programme CELESTE ».

Restait donc à lancer la réalisation du programme IRIS. Un rapport parlementaire explique son décalage de calendrier. Il cite la « demande d’études complémentaires de réduction de risques auprès des industriels ».

Un milliard d'euros pour deux satellites, selon La Tribune

Ce dossier serait toutefois sur le point de se débloquer. Selon La Tribune, la DGA devrait prochainement notifier la commande de deux satellites de la constellation IRIS. Airbus Defence & Space et Thales Alenia Space la recevraient, pour un montant d’un milliard d’euros. Cette somme inclurait le segment sol.

Airbus serait le maître d’œuvre du programme. Il aurait la charge de la réalisation du segment sol. Thales Alenia Space serait le maître d’œuvre de la partie instrument des deux satellites, rappelle le journal.

Le programme IRIS pourrait en outre être plus large que prévu. Le ministère des Armées envisagerait d’acquérir des petits satellites en complément, comme pour CELESTE. Ils augmenteraient la fréquence de revisite des sites d’intérêt.

Ce qu'il faut retenir

  • La DGA devrait prochainement commander deux satellites d’observation du programme IRIS, selon La Tribune.
  • Cette commande, d’environ un milliard d’euros, irait à Airbus Defence & Space et à Thales Alenia Space.
  • IRIS doit remplacer la constellation CSO, mais le programme a pris du retard.
  • Le contrat Cassiopée, pour le programme CELESTE, a déjà été notifié à Airbus et à Unseenlabs.
  • Le ministère envisagerait aussi d’acquérir des petits satellites en complément.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le programme IRIS ?

IRIS vise à remplacer les satellites de la constellation CSO. Il prévoit deux satellites d’observation, appelés EHRmin et EHRmax.

Un rapport parlementaire cite une demande d’études complémentaires de réduction de risques auprès des industriels. Le calendrier a aussi été aménagé, selon le ministère.

Airbus serait le maître d’œuvre du programme et du segment sol. Thales Alenia Space serait le maître d’œuvre de la partie instrument des deux satellites.

La DGA l’a notifié à Airbus Defence & Space et à Unseenlabs. Selon le ministère, Cassiopée sera le cœur du programme CELESTE.

Les plus lus

Devenez partenaire

Vous cherchez une visibilité auprès des décideurs défense ?

Lancer un nouveau produit ou service • Renforcer votre crédibilité • Augmenter votre visibilité

Nos emplacements publicitaires sont disponibles pour les acteurs de la défense.

À lire aussi

Devenez partenaire

Vous cherchez une visibilité auprès des décideurs défense ?

Lancer un nouveau produit ou service • Renforcer votre crédibilité • Augmenter votre visibilité

Nos emplacements publicitaires sont disponibles pour les acteurs de la défense.