Le gouvernement français a notifié à l’industriel belge FN Herstal un accord-cadre pour la fourniture de plusieurs milliers de mitrailleuses légères à l’armée de Terre. La commande passe par la Direction générale des ressources matérielles (DGMR) belge, qui agit au nom du gouvernement belge au profit de la France.
L’accord couvre à la fois la FN Evolys et la FN Minimi Mk3.
Une signature en marge d'Eurosatory 2026
L’accord a été signé le 16 juin 2026, en marge du salon Eurosatory 2026, à l’issue d’une rencontre entre Catherine Vautrin, ministre française des Armées, et Theo Francken, ministre belge de la Défense.
Selon le ministère des Armées français, les deux ministres ont assisté à la signature du contrat Evolys entre la DGMR et FN Herstal. L’acquisition s’effectue « au nom et pour le compte » du gouvernement belge au profit de la France.
Un achat dans le cadre du dispositif SAFE
Selon le ministère des Armées, l’achat s’inscrit dans le cadre du dispositif SAFE (Safety Action for Europe). Cet instrument financier européen facilite les acquisitions communes entre États membres.
La France a souscrit un emprunt de 15,1 milliards d’euros auprès de la Commission européenne au titre de SAFE. Cet emprunt finance plusieurs acquisitions de matériel militaire.
Des chiffres encore à préciser
Plusieurs sources avancent des chiffres différents sur le volume du contrat :
- Theo Francken évoque, sur le réseau social X, 5 000 mitrailleuses Evolys avec les munitions associées.
- Julien Compere, PDG de FN Herstal, évoque sur LinkedIn « un ordre d’acquisition de plusieurs milliers de mitrailleuses
- Evolys au bénéfice de l’armée française », sans confirmer le chiffre de 5 000.
- Selon l’agence belge Belga, le contrat porte sur la livraison à partir de cette année d’un premier lot de 2 000 mitrailleuses Evolys et Minimi Mk3.
- Belga précise que jusqu’à 5 000 mitrailleuses pourraient être achetées via le partenariat stratégique entre la Défense belge et FN Herstal, auquel la France a décidé d’adhérer.
La déclaration du ministre belge de la Défense
Theo Francken, sur le réseau social X, est cité par la presse :
« Notre voisin a commandé 5 000 mitrailleuses Evolys de FN pour son armée de Terre, avec les munitions correspondantes. La réputation de FN en Europe était déjà solide. Elle devient encore plus forte. »
L'Evolys, une arme à mi-chemin entre la mitrailleuse et le fusil d'assaut
Selon FN Herstal, l’Evolys a été mise sur le marché en 2021. Le constructeur belge la qualifie d’ultralégère par rapport à la Minimi, également produite à Herstal.
Toujours selon FN Herstal, l’arme associe la puissance de feu d’une mitrailleuse aux caractéristiques d’un fusil d’assaut. Elle existe en deux calibres :
- 5,56 x 45 mm.
- 7,62 x 51 mm.
Plusieurs caractéristiques techniques mises en avant
Selon FN Herstal, l’Evolys présente plusieurs caractéristiques techniques :
- Un long rail monolithique permettant la fixation simultanée de plusieurs optiques.
- Un sélecteur de tir entre les modes automatique et semi-automatique.
- Un amortisseur hydraulique pour réduire l’effort de recul.
- Une conception pour tir intensif avec atténuateur de son.
Une arme déjà adoptée par les forces spéciales françaises
Avant cette commande pour l’armée de Terre, des unités du Commandement des opérations spéciales (COS) français avaient déjà adopté l’Evolys.
En 2024, l’armée de Terre avait par ailleurs envisagé de remplacer sa mini-mitrailleuse FN Minimi par l’Evolys. Le contrat signé à Eurosatory 2026 concrétise cette orientation, en intégrant également la nouvelle version Minimi Mk3 dévoilée par FN Herstal en 2024.
Ce qu'il faut retenir
- La France a notifié à FN Herstal un accord-cadre pour plusieurs milliers de mitrailleuses légères.
- Le contrat couvre les modèles Evolys et Minimi Mk3.
- La commande passe par la DGMR belge dans le cadre du dispositif européen SAFE.
- La France a souscrit un emprunt de 15,1 milliards d’euros au titre de SAFE auprès de la Commission européenne.
- Theo Francken évoque 5 000 mitrailleuses, FN Herstal parle de « plusieurs milliers », l’agence Belga d’un premier lot de 2 000 et jusqu’à 5 000 au total.
- L’Evolys équipait déjà certaines unités du Commandement des opérations spéciales (COS) français.











