Industrie navale française : le GICAN annonce une progression de 13 % de l’activité défense en 2025

Selon le GICAN, le secteur défense navale français a progressé de 13 % en 2025. Le carnet de commandes comprend 48 navires, dont le France Libre.
GICAN, Groupement des Industries de Construction et Activités Navales

Le Groupement des Industries de Construction et Activités Navales (GICAN) annonce une progression de 13 % de l’activité du secteur défense navale en 2025, par rapport à 2024. Le syndicat professionnel réunit notamment plus de 300 entreprises du secteur.

Selon le GICAN, cette croissance marque un rebond après le ralentissement observé en 2024.

La commande publique française comme moteur principal

L’activité de l’industrie navale française repose principalement sur les grands programmes de défense. Selon le GICAN, ce secteur représente 70 % du chiffre d’affaires de l’industrie navale nationale.

Le marché domestique a par ailleurs progressé de 8 % en 2025, après une hausse de 10 % en 2024. La Direction Générale de l’Armement (DGA) conduit notamment plusieurs grands programmes qui alimentent cette dynamique.

Le programme France Libre au cœur de la dynamique

Le nouveau porte-avions France Libre contribue notamment au maintien de l’activité industrielle. Le programme a été annoncé par le président de la République Emmanuel Macron. Sa mise en service est prévue pour 2038.

Selon la presse économique, le coût du programme est estimé à un peu plus de 10 milliards de dollars. Selon Emmanuel Macron, 800 entreprises seront également mobilisées sur ce projet, dont 80 % de PME.

Porte avion France Libre

Un carnet de commandes de 48 navires en 2025

L’industrie navale française de défense présente notamment un carnet de commandes de 48 navires en 2025. Le GICAN évoque plusieurs catégories de bâtiments concernés :

  • Les frégates de défense et d’intervention (FDI).
  • Le programme de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de troisième génération.
  • Les bâtiments de lutte anti-mines.
  • Les patrouilleurs.

Le premier SNLE de troisième génération portera le nom de L’Invincible. Il naviguera à partir de 2036.

Le chef d'état-major des armées appelle à un renforcement de la Marine

En février 2026, le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, a plaidé pour un renforcement des moyens de la Marine française. Il déplorait notamment le nombre insuffisant de bâtiments dans la Marine.

Mandon est cité dans la presse :

« J’aurai besoin d’un nombre de frégates, de sous-marins et d’autres bâtiments qu’il faudra concevoir. Il y aura un combat difficile en mer, donc il faut des armes, et en quantité. »

L’ancien ministre des Armées Sébastien Lecornu, aujourd’hui Premier ministre, avait par ailleurs évoqué la nécessité d’acquérir trois frégates supplémentaires pour tenir plusieurs espaces maritimes en même temps.

Une hausse marquée à l'export en 2025

L’activité à l’export constitue également une composante significative pour les industriels français. Le marché export a progressé de 13 % en 2025, après un recul de 4 % en 2024. Plus d’un tiers de l’activité défense est ainsi destinée à l’export.

Le GICAN est cité dans son rapport :

« Les prises de commandes enregistrées ces dernières années devraient contribuer à soutenir cette tendance à moyen terme. »

Deux contrats FDI à l'exportation en 2025-2026

Deux contrats de frégates de défense et d’intervention (FDI) ont notamment marqué l’export récent :

  • La Suède a choisi Naval Group pour l’achat de quatre FDI, contrat estimé à environ 4 milliards d’euros. La première livraison est prévue pour 2030.
  • La Grèce a également commandé quatre exemplaires FDI. Le premier a été livré à Athènes en janvier 2026.

Le montant du contrat suédois pourrait par ailleurs évoluer selon l’armement retenu pour équiper les navires.

Un ruissellement industriel vers la base de sous-traitance

Selon le GICAN, la commande publique de défense irrigue d’abord les grands donneurs d’ordre industriels. Elle atteint également, à travers leurs chaînes de sous-traitance, l’ensemble de la base industrielle et technologique de défense navale.

Le syndicat souligne notamment que cette base est composée de plusieurs centaines d’entreprises.

Ce qu'il faut retenir

  • Selon le GICAN, l’activité du secteur défense navale française a progressé de 13 % en 2025.
  • Le secteur défense représente 70 % du chiffre d’affaires de l’industrie navale française.
  • Le carnet de commandes 2025 comprend 48 navires.
  • Le programme du porte-avions France Libre est prévu pour une mise en service en 2038.
  • Selon Emmanuel Macron, 800 entreprises seront mobilisées sur le programme, dont 80 % de PME.
  • Le marché export a progressé de 13 % en 2025, soutenu notamment par les FDI vendues à la Suède et à la Grèce.

Les plus lus

À lire aussi