Les forces aériennes d’autodéfense japonaises (JASDF) ont déjà réalisé 442 interceptions entre le 1er avril et le 30 septembre 2026. Selon un rapport de l’état-major interarmées japonais, l’activité progresse ainsi de 67 % par rapport à la même période de 2025. De plus, l’activité aérienne russe a bondi de 158 % sur ce semestre. En outre, l’Armée populaire de libération (APL) maintient une pression continue autour de l’archipel.
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442 interceptions en six mois
Ces interceptions suivent des décollages sur alerte (alpha scramble) face à des aéronefs militaires chinois et russes. Ces appareils s’approchent de l’espace aérien japonais et entrent dans la zone d’identification de défense aérienne (ADIZ) instaurée par Tokyo. Toutefois, cette zone n’est pas reconnue internationalement, car elle s’étend bien au-delà des eaux territoriales japonaises.
Pour mesurer l’ampleur de la hausse, il faut regarder les deux exercices précédents. Lors de l’exercice fiscal 2024-2025, la chasse japonaise a décollé 704 fois pour intercepter des aéronefs chinois et russes. Ensuite, lors de l’exercice 2025-2026, elle a effectué 595 décollages sur alerte. Les interventions visant des aéronefs russes, surtout des bombardiers stratégiques Tu-95 Bear, avaient alors augmenté de 30 % par rapport à l’année précédente.
La Russie et la Chine, deux moteurs de la hausse
Le rapport attribue cette hausse à l’intensification de l’activité aérienne russe, qui atteint 158 % de plus sur le semestre. Elle se concentre surtout au-dessus de la mer du Japon et près de Hokkaido. Par ailleurs, l’APL a enchaîné les vols de reconnaissance avec ses drones BZK-005, TB-001 et WZ-7 dans le secteur d’Okinawa.
Pour le seul mois de septembre 2026, l’état-major interarmées japonais compte 95 décollages sur alerte. Il signale notamment cinq jours consécutifs de vols d’un avion de collecte de renseignement chinois au-dessus de la mer de Chine orientale. De plus, il note le vol d’un avion de renseignement russe au-dessus de la mer du Japon.
Des patrouilles conjointes sino-russes
Il arrive aussi que les forces aériennes russes et chinoises patrouillent ensemble près du Japon. Ce fut encore le cas le 27 juin dernier. Deux bombardiers stratégiques H-6 et deux chasseurs multirôles J-16 de l’APL ont alors rejoint deux Tu-95, un avion de patrouille maritime Tu-142 et un avion de combat Su-35, au-dessus de la mer du Japon. Ensemble, ces appareils ont survolé la zone entre Okinawa et Miyako pour gagner la mer des Philippines. Puis, ils ont croisé au large de l’île de Shikoku avant de regagner la mer de Chine orientale.
Le ministère japonais de la Défense y voit des démonstrations de force. « Aux abords du Japon, la Chine et la Russie mènent des vols conjoints de bombardiers », estime-t-il. Selon lui, ces activités répétées « représentent une grave menace pour sa sécurité ». Les citations de cet article sont des traductions.
Un record possible d’ici la fin de l’exercice
À ce stade, on n’a signalé aucun groupe aéronaval chinois près de l’archipel durant la période. Si cela se produisait avant la fin de l’exercice 2026-2027, le nombre d’interventions de la JASDF pourrait toutefois atteindre un niveau record. Pour sa part, le Japon participe aussi au programme d’avion de combat GCAP, avec le Royaume-Uni et l’Italie.
Ce qu’il faut retenir
- La JASDF a effectué 442 interceptions entre le 1er avril et le 30 septembre 2026.
- Ainsi, l’activité progresse de 67 % par rapport à la même période de 2025.
- De plus, l’activité aérienne russe a augmenté de 158 % sur le semestre.
- Par ailleurs, l’APL multiplie les vols de reconnaissance avec des drones près d’Okinawa.
- Enfin, la Chine et la Russie ont mené une patrouille conjointe de bombardiers le 27 juin.
Questions fréquentes
Combien d’interceptions la JASDF a-t-elle réalisées en 2026 ?
Elle en a réalisé 442 entre le 1er avril et le 30 septembre 2026. Ainsi, l’activité a progressé de 67 % par rapport à la même période de 2025.
Pourquoi cette hausse ?
Selon le rapport, l’activité aérienne russe a augmenté de 158 % sur le semestre. De plus, l’APL maintient une pression continue, avec des vols de drones de reconnaissance près d’Okinawa.
Qu’est-ce que l’ADIZ japonaise ?
C’est la zone d’identification de défense aérienne instaurée par Tokyo. Toutefois, elle n’est pas reconnue internationalement, car elle s’étend au-delà des eaux territoriales japonaises.
Que s’est-il passé le 27 juin ?
Des bombardiers et des chasseurs chinois ont rejoint des appareils russes pour une patrouille conjointe. Ils ont survolé la mer du Japon, la mer des Philippines puis la mer de Chine orientale.











