Avion de combat du futur : une conception nationale à ce stade

Le futur avion de combat français est pensé en national « à ce stade », a indiqué le général Jérôme Bellanger devant les députés le 14 octobre 2026.
Illustration de l’avion de combat du futur NGF

Le futur avion de combat français sera pensé en national, « à ce stade ». C’est ce qu’a indiqué le général Jérôme Bellanger, chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace (CEMAAE), devant les députés de l’Assemblée nationale le 14 octobre 2026. Les coopérations avec d’autres pays restent possibles, mais « dans des cadres différents » et sans être « structurelles ». Cet Avion de combat du futur (ACF) succède au NGF, l’appareil de 6e génération qui devait équiper le SCAF.

À lire aussi : Après l’échec du SCAF, la France maintient le cap sur son propre avion de combat

Des travaux lancés en national dès juillet 2026

Le Système de combat aérien du futur (SCAF) devait reposer sur un avion de combat de 6e génération, le New Generation Fighter (NGF). Ce programme était mené en coopération avec l’Allemagne et l’Espagne. Après son arrêt, l’hypothèse de nouveaux partenaires, comme la Suède ou l’Inde, a été avancée.

Le Projet annuel de performances (PAP) du programme 146 « Équipement des forces » ne l’a pas totalement exclue. Il indique que « le cœur du programme SCAF (incluant l’avion NGF), anciennement réalisé en coopération avec l’Allemagne et l’Espagne, sera donc réalisé dans un nouveau format, en national ou selon un nouveau cadre de coopération ». Le document prévoit le lancement d’un démonstrateur dès 2027.

Catherine Vautrin, ministre des Armées, a confirmé la démarche lors d’une audition parlementaire le 8 octobre. Selon elle, « dès juillet 26, il a été décidé de lancer, en national, les travaux sur le chemin critique de ce qu’on appelait le NGF ». Ces travaux doivent « sécuriser le planning initial, qui vise à disposer d’une capacité au début des années 2040 ».

La ministre a ajouté que les travaux déjà réalisés « vont être réutilisés ». Elle a précisé : « Nous n’avons pas perdu d’argent ».

Des coopérations possibles, mais pas structurelles

Devant les députés, le général Bellanger a décrit la méthode retenue. « On part sur des travaux qui vont préfigurer cet ACF en national », a-t-il souligné.

Il a ensuite nuancé : « Des coopérations seront possibles avec d’autres pays mais dans des cadres différents et qui ne seront pas structurelles pour la naissance de cet avion, qui est pensé, à ce stade, en national ».

Le NGF est désormais désigné sous le sigle ACF, pour Avion de combat du futur.

Une échéance liée à la dissuasion

Selon le CEMAAE, l’ACF devra pouvoir emporter le missile à capacité nucléaire ASN4G à partir de 2050. Il devra donc être opérationnel dès 2040 pour mener des missions conventionnelles.

L’appareil bénéficiera aussi de technologies développées pour le standard F5 du Rafale. Elles concernent la motorisation, les capteurs et les munitions, comme le missile Stratus RS.

Les autres piliers du SCAF se poursuivent

Le SCAF n’a pas été entièrement abandonné. Les travaux sur les autres piliers du projet doivent se poursuivre, selon le souhait du général Bellanger. Ils concernent les drones, les effecteurs, la connectivité et le cloud de combat.

Selon lui, l’interopérabilité reste un enjeu crucial, afin de ne pas mener des engagements « côte à côte », mais « ensemble ».

Ce qu’il faut retenir

  • Le général Bellanger a indiqué le 14 octobre que l’ACF est pensé en national, « à ce stade ».
  • Des coopérations restent possibles avec d’autres pays, mais pas de manière structurelle pour la naissance de l’avion.
  • Selon la ministre des Armées, les travaux sur le chemin critique du NGF ont été lancés en national dès juillet 2026.
  • L’ACF devra être opérationnel dès 2040 et capable d’emporter le missile ASN4G à partir de 2050.
  • Le général Bellanger souhaite que les autres piliers du SCAF (drones, effecteurs, connectivité, cloud de combat) se poursuivent.

Questions fréquentes

Que signifie le sigle ACF ?

ACF signifie « Avion de combat du futur ». Le général Bellanger utilise ce terme à la place de NGF (New Generation Fighter).

Selon le général Bellanger, des coopérations seront possibles, mais elles ne seront pas « structurelles » pour la naissance de l’avion, pensé à ce stade en national.

Selon le chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace, l’appareil devra l’être dès 2040 pour les missions conventionnelles.

Non, pas entièrement. Le général Bellanger souhaite que les travaux sur les drones, les effecteurs, la connectivité et le cloud de combat se poursuivent.

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