Euronaval 2026 : Exail se veut le « Space X » des drones marins

Le groupe français Exail veut devenir le « Space X » des drones marins, avec des cycles de développement courts, Neptis, Oryx et plus de 1 400 drones en commande.
Opérateur devant trois écrans de supervision de drones et de surveillance maritime

Le groupe français Exail veut devenir le « Space X » des drones marins. Selon le Daily Euronaval 2026, il mise sur des cycles de développement courts, des technologies issues du civil et le renforcement de son outil industriel. Il compte aujourd’hui plus de 1 400 drones de surface et sous-marins en commande. Il illustre cette stratégie avec Neptis, son système de surveillance maritime, et avec Oryx, sa gamme de drones de surface.

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Tester en mer pour accélérer l’innovation

La multiplication des cibles potentielles, notamment lors d’actions hybrides, renforce les besoins de surveillance. Elle impose donc de réduire les délais de mise à disposition des équipements. Exail privilégie ainsi des cycles de développement courts, au plus près des conditions opérationnelles.

Le groupe développe ses produits sur fonds propres, puis les confronte rapidement au terrain. Ensuite, il les fait évoluer selon les retours d’expérience. Cette approche repose sur son modèle dual, à la croisée des marchés civil et militaire. Il lui permet de faire mûrir ses technologies auprès des utilisateurs avant de les adapter à la défense.

« Nous testons les évolutions techniques de nos drones tous les jours en mer et nous imposons des tests opérationnels d’ensemble tous les deux mois », explique Thomas Buret, codirecteur général d’Exail. Il résume sa méthode ainsi : « Nous sommes à ce titre le “Space X” des drones marins. » Par ailleurs, Exail maîtrise en interne des technologies critiques, de la navigation inertielle à la robotique et à l’autonomie maritime. Le groupe dépend donc moins de fournisseurs extérieurs.

Neptis et Oryx pour la surveillance maritime

Le système Neptis repose sur un maillage de capteurs de défense, embarqués sur plusieurs drones de surface Oryx. Il vise à améliorer la surveillance de zones maritimes sensibles. Selon Thomas Buret, cinq à dix drones peuvent assurer une présence permanente dans des secteurs comme les grandes embouchures portuaires. Ils peuvent aussi couvrir les abords de grands aéroports internationaux situés sur une zone côtière ou une presqu’île.

Cette architecture doit accélérer la détection et l’identification des menaces. En outre, elle limite l’exposition des équipages et des navires de grande valeur, comme les frégates. Elle vient compléter les moyens navals existants. « Neptis permet de répondre aux urgences opérationnelles du moment avec un cycle d’acquisition qui se compte en mois plutôt qu’en années », affirme le dirigeant.

Le système s’appuie sur les technologies et les retours d’expérience des drones civils DriX. Ainsi, les développements spécifiques se concentrent sur les exigences et les qualifications militaires. Le salon se tient du 3 au 6 novembre, comme le détaille notre article sur Euronaval 2026.

Une capacité industrielle en hausse

Exail prépare la production dès la conception de ses systèmes. Le groupe investit aussi dans ses capacités industrielles, notamment dans la navigation inertielle et la robotique. Il dispose de quatre usines de drones marins en France et en Belgique, et prévoit un cinquième site en 2027. Selon Exail, il a triplé sa capacité de production en deux ans.

« Une technologie, aussi performante soit-elle, n’apporte de valeur opérationnelle que si elle peut être produite, livrée et soutenue dans la durée », rappelle Thomas Buret. La montée en cadence industrielle représente donc un enjeu aussi important que le développement technologique.

Ce qu’il faut retenir

  • Exail se présente, selon le Daily Euronaval 2026, comme le « Space X » des drones marins, avec des cycles de développement courts.
  • Ainsi, le groupe teste ses drones tous les jours en mer et organise des tests d’ensemble tous les deux mois.
  • Par ailleurs, Neptis associe plusieurs drones Oryx, et cinq à dix drones peuvent assurer une présence permanente dans un secteur sensible.
  • De plus, Exail dispose de quatre usines de drones marins en France et en Belgique, et d’un cinquième site prévu en 2027.
  • Enfin, il annonce plus de 1 400 drones de surface et sous-marins en commande.

Questions fréquentes

Pourquoi Exail se compare-t-il à Space X ?

Thomas Buret, codirecteur général, cite des tests quotidiens en mer et des essais d’ensemble tous les deux mois. Ils accélèrent, selon lui, l’évolution des drones.

C’est un système de surveillance maritime d’Exail. Il relie des capteurs de défense embarqués sur plusieurs drones de surface Oryx.

Selon Thomas Buret, un dispositif de cinq à dix drones peut assurer une présence permanente dans certains secteurs sensibles.

Le groupe a quatre usines de drones marins en France et en Belgique, et en prévoit une cinquième en 2027. Il a triplé sa capacité en deux ans.

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