Ce vendredi matin, la presse britannique dénonce une décision du ministère de la Défense (MoD). Une source au sein de la Défense, citée par la BBC, a apporté des précisions. Selon elle, l’armée aurait reçu l’ordre de suspendre les exercices et sessions d’entraînement jugés « non essentiels ». L’objectif serait de réaliser des économies.
Les unités déployées ou en préparation épargnées
L’armée continuera toutefois à entraîner les soldats en phase de préparation, ou déjà déployés. Les unités envoyées en Estonie, aux Malouines ou à Chypre en font notamment partie.
« La priorité à la préparation », selon l'armée de Terre
Un porte-parole de l’armée de Terre a apporté des précisions à ce sujet. Les activités d’entraînement se poursuivraient, selon lui. La priorité serait accordée « à celles qui contribuent le plus directement à la préparation ». La capacité de déploiement et l’efficacité opérationnelle resteraient aussi des critères déterminants.
Les unités basées au Royaume-Uni les plus touchées
Les unités stationnées au Royaume-Uni, et qui ne préparent pas de déploiement spécifique, ont en revanche reçu une instruction claire. Elles doivent réduire leurs exercices d’entraînement collectifs, en raison de contraintes budgétaires.
Une décision imposée, et non choisie par l'armée
Ce choix n’a pas été fait par l’armée de Terre elle-même, a précisé la source. Cette suspension devrait se prolonger durant la majeure partie de l’année. Elle vise une économie de 30 millions de livres.
Le Premier ministre Burnham sous pression budgétaire
Cette décision intervient alors que le Premier ministre Andy Burnham subit des pressions, pour accroître les dépenses de défense. Le gouvernement prévoit de les porter à 2,5 % du revenu national, d’ici l’année prochaine. Une hausse à 2,7 % du PIB est aussi prévue en 2027/28. Il fait toutefois face à une pression croissante, pour atteindre l’objectif de 3 % d’ici la fin de la décennie.
L'entraînement, variable d'ajustement budgétaire
En dépit de cette augmentation graduelle des budgets, une difficulté persiste. Le ministère de la Défense peine toujours à financer l’ensemble de ses projets d’investissement. De nouveaux programmes d’armement en font notamment partie. La part du budget consacrée à l’entraînement reste ainsi soumise aux plus fortes contraintes.
Ce qu'il faut retenir
- L’armée de Terre britannique suspend ses exercices et formations jugés non essentiels, pour économiser 30 millions de livres sur l’année.
- Les unités déployées ou en préparation de déploiement ne sont pas concernées par cette mesure. Celles envoyées en Estonie, aux Malouines ou à Chypre en font partie.
- Cette décision, imposée par le ministère de la Défense, intervient dans un contexte tendu. Le Premier ministre Andy Burnham fait face à des pressions budgétaires.
- Le Royaume-Uni prévoit de porter ses dépenses de défense à 2,5 % du revenu national, dès l’an prochain. Un objectif de 3 % est visé d’ici la fin de la décennie.
- L’entraînement des unités non déployées reste la variable d’ajustement budgétaire la plus exposée, face aux besoins d’investissement en armement.
Questions fréquentes
Pourquoi l'armée de Terre britannique suspend-elle certains exercices ?
Cette suspension a été imposée par le ministère de la Défense, et non choisie par l’armée elle-même. Elle vise à réaliser 30 millions de livres d’économies, dans un contexte de contraintes budgétaires plus larges.
Quelles unités sont concernées par cette suspension d'entraînement ?
Les unités stationnées au Royaume-Uni, sans déploiement spécifique prévu, sont les plus touchées. Les soldats déployés ou en préparation, comme en Estonie, aux Malouines ou à Chypre, continuent quant à eux de s’entraîner normalement.
Le Royaume-Uni va-t-il augmenter son budget de défense ?
Le gouvernement prévoit de porter les dépenses de défense à 2,5 % du revenu national, dès l’an prochain. Une hausse à 2,7 % du PIB suivra en 2027/28, mais une pression croissante persiste pour atteindre 3 % d’ici la fin de la décennie.
Pourquoi l'entraînement est-il particulièrement touché par les restrictions budgétaires ?
Le ministère de la Défense peine à financer l’ensemble de ses projets d’investissement, notamment de nouveaux programmes d’armement. Cela fait de la part du budget consacrée à l’entraînement une variable d’ajustement plus facilement réduite.









