VULTRA, un projet de l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE), figure parmi les huit lauréats du Prix de l’Audace 2026. La cérémonie a eu lieu le 13 octobre à Balard. Selon l’Agence de l’innovation de défense (AID), ce système de commandement et de contrôle permet aux forces de communiquer avec des drones et des munitions téléopérées, en utilisant les radios militaires déjà en service. Ainsi, il ne nécessite de modifier ni les aéronefs ni les postes radio existants.
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Huit lauréats au Prix de l’Audace 2026
Patrick Pailloux, délégué général pour l’armement, a remis le prix le 13 octobre. Il représentait la ministre des Armées, Catherine Vautrin. Ainsi, huit projets ont reçu une distinction. En outre, l’AID a exposé à Balard, dans un village, les vingt-quatre projets nommés.
L’AID organise le Prix de l’Audace, avec le financement de la Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque. Il récompense l’innovation participative du ministère des Armées et de la Gendarmerie nationale. Selon l’AID, la Fondation et le ministère le font vivre depuis 34 ans. Par ailleurs, il revient tous les deux ans.
« Parce que l’innovation est ce qui permet à nos armées de rester à la pointe, nous devons l’encourager et lui donner les moyens de se développer », a déclaré Patrick Pailloux. Il a également ajouté qu’il faut expérimenter, accompagner et déployer les innovations pour qu’elles aient une valeur réelle.
VULTRA : commander des drones depuis la radio de l’aéronef
Le capitaine Yann, de l’Escadron de drones 1/33 « Belfort », a développé VULTRA au sein de la 33e Escadre de surveillance, de reconnaissance et d’attaque. Le général Jérôme Bellanger, chef d’état-major de l’AAE, a souligné ce projet.
Selon lui, VULTRA vise à « permettre à un aéronef équipé d’une radio existante de commander des drones et des munitions téléopérées, en utilisant le canal audio de la radio pour transmettre des données, sans modification matérielle de l’aéronef ». De plus, l’AID précise que cela facilite « le commandement et l’emploi de ces nouveaux moyens sur le terrain, tout en limitant les adaptations matérielles nécessaires à leur intégration ».
D’après les éléments que Zone Militaire rapporte, le système prend la forme d’un boîtier compact. Il permettrait de connecter rapidement davantage d’effecteurs sans recourir à de nouveaux systèmes. Ainsi, l’aéronef équipé deviendrait une plateforme de commandement et de contrôle, capable de coordonner des missions de frappe et de renseignement, ou de leurrer l’adversaire.
L’AAE souligne qu’« aucune des principales plateformes aéronautiques en service ne dispose aujourd’hui d’un système permettant de piloter un drone tiers directement depuis son cockpit ». Selon elle, ces appareils disposent pourtant déjà de radios V/UHF et HF, dont le système entend tirer parti. Par ailleurs, elle décrit un système peu coûteux, adaptable à une grande diversité de vecteurs.
Pour le général Bellanger, c’est une « réponse pragmatique aux défis des conflits récents ». En effet, il y voit l’illustration de la force de l’innovation participative : « partir d’un besoin opérationnel et faire progresser une idée vers l’expérimentation ».
Sur le couple avion-drone, l’armée de l’Air travaille également avec le Mirage 2000D, banc d’essai des futurs drones de combat.
Les sept autres lauréats
Selon l’AID, sept autres projets ont reçu le prix. Le premier, ERS-OSINT, vient de l’État-major des armées. Ce système d’anticipation analyse des informations en sources ouvertes, afin de détecter les premiers signes de fragilisation des institutions d’un pays. De son côté, SYRINX, issu lui aussi de l’État-major des armées, surveille les fréquences radio grâce à la radio définie par logiciel. Par ailleurs, DRAKAR, issu de la DGA, isole les véhicules de commandement des réseaux militaires en cas d’attaque d’artillerie ou de drones.
Ensuite, l’armée de Terre a obtenu un prix pour GHOST, un kit d’hybridation qui permet aux postes de commandement de combiner plusieurs réseaux de communication. Le Secrétariat général pour l’administration a également reçu un prix pour JUMEAU NUMÉRIQUE RH, un outil de modélisation et de simulation des processus de ressources humaines. Enfin, DAMON, issu de la Marine nationale, est un dispositif autonome mobile de navigation, qui sert de solution de secours à un bâtiment de guerre. Par ailleurs, AIGLE, issu de la Gendarmerie nationale, est un outil d’intelligence artificielle qui facilite la recherche de personnes disparues.
Ce qu’il faut retenir
- VULTRA figure parmi les huit lauréats du Prix de l’Audace 2026, remis le 13 octobre à Balard.
- Le capitaine Yann, de l’Escadron de drones 1/33 « Belfort », a développé le projet.
- Ainsi, VULTRA permet de communiquer avec des drones et des munitions téléopérées via les radios déjà en service.
- En outre, selon l’AID, il ne nécessite de modifier ni les aéronefs ni les postes radio existants.
- Enfin, le général Bellanger y voit une « réponse pragmatique aux défis des conflits récents ».
Questions fréquentes
Qu’est-ce que VULTRA ?
C’est un système de commandement et de contrôle de l’armée de l’Air et de l’Espace. Ainsi, il permet de communiquer avec des drones et des munitions téléopérées via les radios militaires déjà en service.
Qui a développé VULTRA ?
Le capitaine Yann, de l’Escadron de drones 1/33 « Belfort », a développé VULTRA au sein de la 33e Escadre de surveillance, de reconnaissance et d’attaque.
Qu’est-ce que le Prix de l’Audace ?
L’Agence de l’innovation de défense organise ce prix, avec le financement de la Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque. Ainsi, il récompense l’innovation participative du ministère des Armées et de la Gendarmerie nationale.
Combien de projets ont reçu le prix en 2026 ?
Huit projets, sur vingt-quatre nommés, ont reçu le prix. Par ailleurs, la remise a eu lieu le 13 octobre à Balard.













