Honeywell et Shield AI : un drone autonome en six semaines

Honeywell Aerospace a fait voler un drone multirotor de manière autonome six semaines après avoir commencé à se former au logiciel Hivemind de Shield AI.
Drone multirotor aux couleurs du logiciel Hivemind

Honeywell Aerospace a fait voler un drone multirotor de manière autonome, six semaines après avoir commencé à se former au logiciel Hivemind Enterprise de Shield AI. Selon leur communiqué commun du 13 octobre 2026, les deux entreprises estiment que ce travail demande normalement 54 semaines. Puis, Honeywell a réalisé une mission de reconnaissance avec deux aéronefs, début octobre, près de Phoenix.

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Un premier vol autonome six semaines après le début de la formation

L’équipe d’autonomie de Honeywell Aerospace a commencé sa formation à Hivemind Enterprise fin avril. Six semaines plus tard, à la mi-juin, elle a fait voler pour la première fois un aéronef multirotor BFD-SE8, que Honeywell possède, de façon autonome. Ainsi, l’équipe a utilisé un ensemble logiciel d’autonomie bâti sur Hivemind Enterprise.

Selon Tom Schaefer, vice-président de Hivemind Enterprise chez Shield AI, les ingénieurs de Honeywell ont fait voler leur premier appareil autonome « en quelques semaines ». Par ailleurs, il décrit le rôle du logiciel : « Hivemind Enterprise a pris en charge les bases de l’autonomie, afin que l’équipe consacre son temps à son propre modèle de détection et de suivi. Nous avons conçu Hivemind pour que nos partenaires travaillent ainsi ». Les citations de cet article sont des traductions de l’anglais.

Une première démonstration en juillet dans le Minnesota

L’équipe a organisé sa première démonstration officielle le 8 juillet à Plymouth, dans le Minnesota. L’aéronef a décollé seul, puis il a suivi un itinéraire prévu et dévié pour contourner une zone d’interdiction de vol. Enfin, il a regagné sa base.

Une mission à deux aéronefs près de Phoenix

Honeywell a préparé la seconde démonstration dès la fin du vol de juillet. Pendant trois mois, l’entreprise a formé et déployé son propre modèle de détection et de suivi de cibles. Elle a aussi construit la mission en simulation, puis l’a testée dans le Minnesota et en Arizona.

Le 8 octobre, près de Phoenix, un aéronef éclaireur a utilisé ses caméras embarquées et le modèle d’intelligence artificielle de Honeywell. Il a ainsi détecté, identifié et suivi une cible. Hivemind a ensuite transmis la position de la cible à un second aéronef. Celui-ci a rejoint la cible de façon autonome, a largué une charge, puis a regagné la base avec l’éclaireur.

Les deux aéronefs embarquaient le système de navigation inertielle o480 de Honeywell. Selon le communiqué, ils ont partagé les informations sur la cible et réparti leurs tâches de manière autonome.

Hivemind, une plateforme ouverte aux partenaires

Selon Shield AI, Hivemind Enterprise réunit l’environnement de développement et le logiciel d’autonomie embarqué. Il offre notamment la planification d’itinéraire, la gestion de mission et la communication entre aéronefs. Ainsi, les entreprises intègrent leurs propres modèles d’intelligence artificielle, leurs capteurs et leurs capacités de mission, puis les font passer de la simulation au vol.

En outre, Shield AI affirme que Hivemind a déjà piloté plus de 40 plateformes. Elles comprennent des F-16, des aéronefs sans équipage à réaction, des hélicoptères, des navires de surface sans équipage, des véhicules terrestres et un satellite en orbite basse. Toutefois, ces chiffres viennent des deux entreprises elles-mêmes.

Todd Giles, vice-président senior de l’ingénierie et directeur technique de Honeywell Aerospace, attribue ce résultat aux « architectures ouvertes ». Selon lui, elles « changent le rythme de l’innovation dans l’aérospatiale ».

Ensuite, les deux entreprises doivent définir comment Hivemind se connecte aux systèmes d’avionique, de navigation et de détection de Honeywell. Elles appliqueront aussi ce travail à des aéronefs sans équipage plus grands et à l’aviation commerciale. Par ailleurs, ce vol fait suite à un protocole d’accord de juillet 2026.

Du côté français, Harmattan AI a dévoilé IRIFI, un drone d’attaque autonome.

Ce qu’il faut retenir

  • Honeywell a fait voler un drone multirotor de façon autonome six semaines après le début de sa formation à Hivemind Enterprise.
  • Ainsi, les deux entreprises estiment à 54 semaines l’effort habituel pour ce travail.
  • Puis, le 8 octobre, deux aéronefs ont réalisé une mission de reconnaissance coordonnée près de Phoenix.
  • Par ailleurs, Hivemind fournit la planification d’itinéraire, la gestion de mission et la communication entre aéronefs.
  • Enfin, les deux entreprises veulent appliquer ce travail à des aéronefs plus grands et à l’aviation commerciale.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que Hivemind Enterprise ?

C’est la plateforme de Shield AI pour développer, déployer et exploiter des systèmes autonomes. Ainsi, elle fournit notamment la planification d’itinéraire et la gestion de mission.

Selon les deux entreprises, c’est le délai entre le début de la formation de Honeywell, fin avril, et le premier vol autonome, à la mi-juin. Toutefois, il ne couvre pas l’ensemble du projet.

Ils ont réalisé une mission de reconnaissance coordonnée près de Phoenix. Ainsi, le premier a détecté et suivi une cible, puis le second l’a rejointe de façon autonome.

Les deux entreprises doivent définir la connexion entre Hivemind et les systèmes de Honeywell. Ensuite, elles appliqueront ce travail à des aéronefs plus grands et à l’aviation commerciale.

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