L’armée ukrainienne revendique la première évacuation sanitaire d’un soldat blessé par un drone aérien. Selon les images qu’elle a diffusées sur les réseaux sociaux, un hexacoptère a évacué un fantassin de la 30e Brigade mécanisée. Toutefois, personne n’a encore authentifié ces images, d’après Zone Militaire. Il convient donc de les prendre avec prudence.
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Un hexacoptère modifié pour transporter un blessé
Selon les images de l’armée ukrainienne, le drone s’appelle Heavy Shot Ayudag-6. Il s’agit d’un hexacoptère que fournit l’entreprise Gurzuf Defence. Les dronistes de la 92e Brigade mécanisée ont supervisé l’opération.
D’habitude, cet appareil sert de « bombardier ». Ainsi, les dronistes de la 92e Brigade l’ont modifié, en lien avec Gurzuf Defence, afin qu’il transporte un blessé dans la position la plus stable possible.
Pourquoi l’évacuation par robot terrestre était impossible
La 92e Brigade explique qu’une évacuation par un robot terrestre s’était révélée impossible dans la zone. Selon elle, « l’activité intense des drones ennemis et la présence de mines » l’empêchaient. Par conséquent, les dronistes ont choisi la voie aérienne.
D’autres armées étudient aussi des solutions robotisées pour les évacuations sanitaires (EVASAN). Ainsi, le Service de santé des armées français a évoqué l’an dernier le robot « mule » PROBOT. De plus, l’US Army a lancé en avril le programme CASEVAC, pour acquérir un engin tout terrain. En revanche, ces robots terrestres rencontrent des difficultés sur un terrain miné ou survolé par des munitions rôdeuses.
Côté drones aériens, l’entreprise allemande Avilus propose le Grille. Cet appareil peut transporter 175 kg sur une cinquantaine de kilomètres, à une vitesse de croisière de 85 km/h.
Une évacuation de 1 h 14 dans le secteur de Koupiansk
Selon Gurzuf Defence, cette évacuation a eu lieu dans le secteur de Koupiansk. Elle a duré 1 heure et 14 minutes, le temps que le drone parcoure 62 kilomètres à 120 mètres d’altitude. Quant au soldat blessé, il a perdu ses deux jambes à cause de la gangrène.
Pavlo Feldblum, PDG de l’entreprise, juge peu probable que ce genre d’opération devienne une « pratique courante », car les risques restent « trop élevés ». « La voie aérienne est un dernier recours, lorsqu’il ne reste plus aucune autre chance de sauver une personne », a-t-il conclu.
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Photo d’illustration : des soldats de la 9e brigade des systèmes sans pilote préparent un drone à voilure fixe. Crédit : état-major général des forces armées d’Ukraine (CC BY 4.0).
Ce qu’il faut retenir
- L’armée ukrainienne revendique la première évacuation sanitaire d’un soldat blessé par un drone aérien.
- Ainsi, un hexacoptère Heavy Shot Ayudag-6 a évacué un fantassin de la 30e Brigade mécanisée.
- Toutefois, personne n’a encore authentifié les images de l’opération.
- En outre, le trajet de 62 kilomètres a duré 1 heure et 14 minutes, dans le secteur de Koupiansk.
- Enfin, le PDG de Gurzuf Defence juge ce type d’opération peu probable comme « pratique courante ».
Questions fréquentes
Quelle est la nouveauté de cette évacuation ?
L’armée ukrainienne revendique la première évacuation sanitaire d’un soldat blessé par un drone aérien. Toutefois, personne n’a encore authentifié les images.
Quel drone a transporté le blessé ?
Il s’agit d’un hexacoptère Heavy Shot Ayudag-6, que fournit Gurzuf Defence. Ainsi, les dronistes de la 92e Brigade mécanisée l’ont modifié pour transporter un blessé.
Pourquoi ne pas utiliser un robot terrestre ?
Selon la 92e Brigade, l’activité intense des drones ennemis et la présence de mines rendaient cette option impossible dans la zone.
Ce type d’évacuation va-t-il se généraliser ?
Le PDG de Gurzuf Defence en doute. Selon lui, les risques restent trop élevés, et la voie aérienne demeure un dernier recours.












