La Marine nationale a testé un laser antidrone à bord du porte-avions Charles de Gaulle en juin 2026, lors d’une escale. Selon Cols Bleus, le magazine officiel de la Marine nationale, il s’agissait du premier essai de ce système à bord d’un navire de la Marine. L’expérimentation a permis de « valider le comportement du laser dans des conditions opérationnelles inédites ».
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Un essai de quatre jours pendant la mission La Fayette 26
Le test s’est déroulé pendant la mission La Fayette 26, qui s’est achevée le 11 juillet, après 166 jours en mer. Du 4 au 8 juin, une équipe mêlant des militaires du Centre d’expertise aérienne militaire (CEAM) de Mont-de-Marsan et de l’escadron de défense sol-air (EDSA) d’Istres a déployé le laser sur le pont d’envol. À ce moment, le porte-avions devait naviguer dans le golfe d’Oman.
Il a fallu environ quatre heures pour installer l’ensemble à bord. Celui-ci comprend une tourelle portant les caméras, un LIDAR, le faisceau laser, le groupe froid et le pupitre de commande. Selon Cols Bleus, un sous-officier de l’armée de l’Air et de l’Espace a précisé que ce premier essai à bord d’un navire était concluant.
Un système proche du HELMA-P
Cols Bleus ne nomme pas le système. Toutefois, la photographie publiée par le magazine ressemble au HELMA-P, que CILAS développe depuis 2017. Cette arme à énergie dirigée, associée à des dispositifs de détection et de suivi, peut neutraliser des drones aériens de classe I en altérant leur structure en quelques secondes. Les forces l’ont notamment déployée lors des Jeux olympiques de Paris 2024.
En outre, le HELMA-P a déjà navigué. En juin 2023, la frégate de défense aérienne Forbin l’a employé avec succès, dans le cadre du programme L2AD (Laser de lutte antidrone). Le ministère des Armées avait alors annoncé une poursuite du développement du prototype, en vue de son intégration à terme aux bâtiments de la Marine.
Réduire le coût par tir
Cette arme répond à un enjeu précis. En effet, la Marine nationale cherche à réduire le coût par tir, afin de renforcer sa capacité à « durer » et à « user l’adversaire ». Dans ce contexte, la menace des drones en mer devient un sujet très concret.
Par ailleurs, le Charles de Gaulle n’est pas le premier porte-avions à utiliser un laser. Avant lui, l’USS George H.W. Bush a testé LOCUST, une arme à énergie dirigée de classe 20 à 35 kW, développée par AeroVironment et BlueHalo. Installé dans un conteneur sur le pont d’envol et alimenté par le réseau électrique du navire, ce système a réussi ses essais en octobre 2025. Ensuite, il a connu son « baptême du feu » dans le golfe d’Oman, quelques mois plus tard. Pour aller plus loin, l’Australie et le Japon développent aussi un laser de haute énergie.
Ce qu’il faut retenir
- Une équipe a déployé un laser antidrone sur le pont d’envol du Charles de Gaulle du 4 au 8 juin 2026.
- Ainsi, il s’agit du premier essai de ce système à bord d’un navire de la Marine, selon Cols Bleus.
- Toutefois, le système n’est pas nommé : il ressemble au HELMA-P de CILAS.
- Par ailleurs, l’installation a pris environ quatre heures, avec une tourelle, un LIDAR et un groupe froid.
- Enfin, l’USS George H.W. Bush avait déjà testé le laser LOCUST en octobre 2025.
Questions fréquentes
Qu’a testé le Charles de Gaulle ?
Un laser antidrone, déployé sur le pont d’envol du porte-avions du 4 au 8 juin 2026, pendant la mission La Fayette 26.
Qui a mené l’essai ?
Une équipe mêlant des militaires du CEAM de Mont-de-Marsan et de l’EDSA d’Istres, selon Cols Bleus.
S’agit-il du HELMA-P ?
Le magazine ne nomme pas le système. Cependant, la photographie publiée ressemble au HELMA-P de CILAS.
Le Charles de Gaulle est-il le premier porte-avions à utiliser un laser ?
Non. L’USS George H.W. Bush avait déjà testé le système LOCUST, en octobre 2025.










