Le Rafale M réussit ses premiers essais sur le porte-avions indien INS Vikrant

Porte-avions indien INS Vikrant à quai à Visakhapatnam

Le Rafale M a réussi ses premiers essais à bord du porte-avions indien INS Vikrant. Selon OPEX360, un pilote d’essais de Dassault Aviation a fait apponter l’appareil le 29 octobre 2026. L’Indian Navy y voit « une première étape vers la mise en service opérationnelle » du chasseur dans son aéronautique navale.

À lire aussi : Inde : les négociations sur l’achat de 114 Rafale supplémentaires vont pouvoir débuter

Un appontage sur un porte-avions à tremplin

En avril 1993, le Rafale Marine M01 avait réalisé ses premiers appontages et catapultages à bord du porte-avions Foch, en Méditerranée, avec le pilote d’essais Yves Kerhervé aux commandes. Plus de trente ans après, un pilote d’essais de Dassault Aviation a donc fait apponter un Rafale M sur l’INS Vikrant, l’un des deux porte-avions de l’Indian Navy.

Ce n’est pas la première fois qu’un Rafale M apponte sur un porte-avions étranger. En effet, cela s’est déjà produit à plusieurs reprises lors d’exercices menés avec l’US Navy. Toutefois, l’INS Vikrant se distingue des bâtiments français et américains, qui disposent de catapultes et de brins d’arrêt. Il adopte une configuration dite STOBAR (Short Take-Off But Arrested Recovery) : ses aéronefs décollent grâce à un tremplin, ou « skyjump », et se posent sur des brins d’arrêt.

Les images diffusées par l’Indian Navy montrent le Rafale M, en configuration lisse, accrocher le brin n°3 du pont de l’INS Vikrant. D’après OPEX360, les conditions météorologiques semblent optimales et la mer calme, même si rien ne permet de savoir s’il y avait du vent. Sur une photographie, le Rafale M quitte le porte-avions, crosse rentrée et sans postcombustion. Selon le site, cela suggère qu’il s’agissait de la phase finale d’un « touch and go ».

Une commande de vingt-six appareils

Dans le cadre de son programme MRCBF (Multi Role Carrier Borne Fighters), l’Indian Navy avait évalué le Rafale M et le F/A-18 Super Hornet de Boeing lors d’essais sur la base navale INS Hansa, à Goa. Elle voulait vérifier si ces chasseurs pouvaient opérer depuis un porte-avions STOBAR. Le chasseur embarqué français a pris l’avantage sur son concurrent américain, puis l’Indian Navy l’a sélectionné.

En avril 2025, New Delhi a notifié à Dassault Aviation une commande de vingt-deux Rafale M et de quatre Rafale B biplaces. Depuis, selon OPEX360, l’aéronavale indienne envisagerait d’acquérir trente et un appareils supplémentaires. Par ailleurs, l’Inde a aussi transmis à la France une demande portant sur des Rafale supplémentaires, comme le montre la lettre de demande pour 114 Rafale.

La livraison des premiers Rafale M doit commencer trois ans et demi après la signature du contrat. Celui-ci prévoit aussi la fourniture de missiles air-air à longue portée METEOR, de missiles antinavires Exocet et d’un soutien logistique fondé sur la performance. Pour sa part, la France prépare son propre avenir aéronaval, comme l’indique le projet de second porte-avions.

Ce qu’il faut retenir

  • Un pilote d’essais de Dassault Aviation a fait apponter un Rafale M sur l’INS Vikrant le 29 octobre 2026, selon OPEX360.
  • Ainsi, ces premiers essais se déroulent sur un porte-avions STOBAR, à tremplin et brins d’arrêt, et non sur un bâtiment à catapultes.
  • Par ailleurs, l’Inde a commandé en avril 2025 vingt-deux Rafale M et quatre Rafale B.
  • De plus, les livraisons doivent commencer trois ans et demi après la signature du contrat.
  • Enfin, l’Indian Navy parle d’une première étape vers la mise en service opérationnelle.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qui s’est passé le 29 octobre ?

Un pilote d’essais de Dassault Aviation a fait apponter un Rafale M sur l’INS Vikrant, l’un des deux porte-avions de l’Indian Navy.

L’INS Vikrant utilise un tremplin pour lancer ses avions et des brins d’arrêt pour les récupérer. Les porte-avions français et américains, eux, disposent de catapultes et de brins d’arrêt.

Vingt-deux Rafale M et quatre Rafale B biplaces, commandés en avril 2025. Selon OPEX360, trente et un appareils supplémentaires seraient envisagés.

Les livraisons doivent commencer trois ans et demi après la signature du contrat, qui prévoit aussi des missiles METEOR et Exocet.

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