Euronaval 2026 : Naval Group dévoile le SCX26, un concept de destroyer de 8 000 tonnes

Concept de destroyer SCX26 de Naval Group présenté à Euronaval 2026

Naval Group dévoile à Euronaval 2026 le concept SCX26, un futur « destroyer » polyvalent de 8 000 tonnes pour 127 mètres de long. Il emporterait plus de 100 systèmes de lancement vertical et un canon électromagnétique. Il s’agit toutefois d’un exercice de prospective : ce navire ne répond à aucun programme lancé par la DGA, du moins pour le moment.

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SCX26 : un concept, pas un programme

Naval Group rappelle qu’un « concept ship » est un exercice de prospective. Il permet d’explorer les technologies, les architectures et les modes d’action susceptibles de répondre aux futurs besoins des forces navales. Ainsi, s’il ne préfigure pas nécessairement un programme, il atteste des réflexions de l’industriel et « ouvre le champ des possibles ».

En effet, le SCX26 naît d’un constat. Avec le retour de la haute intensité, la généralisation annoncée des drones et l’émergence de nouvelles menaces, un navire de guerre devra, selon Naval Group, conjuguer puissance de combat, capacité d’adaptation et intégration de nouveaux systèmes tout au long de son cycle de vie.

Ce concept alimente aussi un débat en cours. La future loi de programmation militaire devrait porter la Marine nationale à dix-huit navires de premier rang, contre quinze actuellement. Le député Yannick Chenevard s’était donc interrogé sur le type des trois frégates supplémentaires. Il avait rappelé que les FDI pèsent 4 500 tonnes, tandis qu’une frégate de premier rang peut atteindre 7 000 ou 8 000 tonnes. De son côté, l’amiral Nicolas Vaujour, alors chef d’état-major de la Marine, préférait « l’agilité » et des frégates de 4 500 à 5 000 tonnes. Nous avons évoqué la FDI dans notre article sur la frégate HS Nearchos.

Une architecture modulaire pensée pour les drones

Côté performances, le SCX26 doit filer 30 nœuds et offrir une autonomie supérieure à 8 000 nautiques, grâce à une propulsion de type CODLAG (Combined diesel-electric and gas). Selon Naval Group, il associe puissance, évolutivité et résilience. Son architecture repose sur deux mâtures intégrées, séparées par un compartiment « flexible » (flex zone). Cette zone doit accueillir de nouvelles capacités sous forme modulaire.

Par ailleurs, la poupe s’organise autour d’une « mission bay ». Grâce à un système de levage et à un ascenseur, elle permettra de lancer et de récupérer différents modèles de drones et d’hélicoptères, en fonction de la mission.

Plus de 100 VLS et un canon électromagnétique

En outre, le navire disposerait de capacités de défense aérienne, de lutte anti-sous-marine et de frappe contre la terre. Parmi ses capteurs, Naval Group cite un radar à antenne active de type Sea Fire, un radar UHF pour détecter des missiles balistiques à longue distance, une suite sonar complète et des moyens de guerre électronique.

De plus, son armement comprend plus de 100 systèmes de lancement vertical et un canon électromagnétique à capacité de salves rapides. La DGA a d’ailleurs l’intention de développer un tel système.

Enfin, pour la défense rapprochée, l’industriel imagine plusieurs moyens complémentaires :

  • deux lanceurs modulaires polyvalents Rampart ;
  • un laser de 100 kW ;
  • des munitions téléopérées ;
  • une artillerie secondaire téléopérée à 360°.

Les lasers navals progressent d’ailleurs en France, comme le montre notre article sur l’essai d’un laser antidrone sur le Charles de Gaulle.

150 marins et une intelligence artificielle

Selon Naval Group, la « technologie ne remplace pas l’équipage ». Ainsi, 150 marins suffisent pour mettre en œuvre le SCX26. Le navire dispose en outre de 100 places supplémentaires pour un état-major embarqué et du personnel spécialisé. L’industriel précise que l’intelligence artificielle et l’autonomie doivent aider les opérateurs à comprendre la situation, à coordonner les systèmes et à décider plus vite. La décision et la responsabilité opérationnelles restent toutefois humaines. Le salon se tient du 3 au 6 novembre, comme le détaille notre article sur Euronaval 2026.

Ce qu’il faut retenir

  • Naval Group dévoile à Euronaval 2026 le concept SCX26, un destroyer de 8 000 tonnes pour 127 mètres de long.
  • Ainsi, il ne répond à aucun programme de la DGA pour le moment.
  • Par ailleurs, il filerait 30 nœuds avec plus de 8 000 nautiques d’autonomie.
  • De plus, il emporterait plus de 100 lanceurs verticaux, un canon électromagnétique et un laser de 100 kW.
  • Enfin, 150 marins suffiraient pour le mettre en œuvre, avec 100 places supplémentaires.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le SCX26 ?

C’est un concept de destroyer polyvalent de 8 000 tonnes, présenté par Naval Group à Euronaval 2026. Il explore les technologies et les architectures des futurs navires de combat.

Non. En effet, Naval Group indique qu’un concept ship ne préfigure pas nécessairement un programme. Ce navire ne répond pas, pour le moment, à un programme lancé par la DGA.

Plus de 100 systèmes de lancement vertical, un canon électromagnétique à salves rapides, deux lanceurs Rampart, un laser de 100 kW, des munitions téléopérées et une artillerie secondaire téléopérée.

150 marins, avec une capacité supplémentaire de 100 places pour un état-major embarqué et du personnel spécialisé.

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