L’entreprise française MC2 Technologies expose à Euronaval 2026, sur l’espace de la DGA, son système de brouillage antidrone MAJES DFB6. Selon le Daily Euronaval 2026, il vise à créer une bulle de protection autour des navires grâce au brouillage électronique. Ainsi, la Marine peut neutraliser des drones sans mobiliser de missiles coûteux.
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MAJES DFB6 : une bulle de protection par brouillage
MC2 Technologies a présenté pour la première fois le MAJES DFB6 à Euronaval en 2024. Depuis, la Marine nationale l’a expérimenté. Le système a aussi obtenu le label UAF en 2024, qui distingue les équipements que les armées françaises utilisent, puis le label PERSEUS en 2025.
L’objectif est d’éviter d’employer des missiles coûteux contre des drones de faible valeur, tout en limitant le risque de saturation. Celui-ci apparaît quand les appareils attaquants dépassent en nombre les moyens de défense disponibles. « Dans le cadre d’une guerre asymétrique, utiliser un missile coûteux pour détruire un drone à 1 000 euros n’est pas pertinent économiquement. C’est précisément ce que le MAJES permet d’éviter », explique Christophe Gaquière, cofondateur et directeur général de l’entreprise. Les armées cherchent d’ailleurs d’autres parades, comme le montre notre article sur le fusil de chasse antidrone de l’armée de Terre.
Des brouilleurs « cognitifs » et le BLAST
Cette approche s’inscrit dans une architecture de défense antidrone plus large. MC2 Technologies développe notamment des brouilleurs dits « cognitifs ». Ils distinguent les drones ennemis des appareils amis, afin de ne pas perturber ces derniers. De plus, le brouillage peut immobiliser un drone en vol, ce qui facilite sa neutralisation par d’autres moyens.
L’entreprise propose aussi le BLAST, un brouilleur mobile intelligent. Il perturbe les communications et les systèmes de navigation des drones. L’exercice WILDFIRE a permis de l’évaluer, avec des résultats que l’entreprise juge intéressants.
R&D, essais et ambitions à l’export
Pour s’adapter à l’évolution des menaces, MC2 Technologies mise sur la maîtrise de sa chaîne de valeur, des microcomposants au système opérationnel. Elle réinvestit en outre plus de 20 % de son chiffre d’affaires dans la recherche et le développement. Selon Christophe Gaquière, les exercices menés avec les forces comptent beaucoup. Il estime que l’association de la R&D, des utilisateurs finaux et des essais en conditions réelles forme le « triptyque nécessaire » pour des produits à l’état de l’art.
L’exposition du MAJES DFB6 sur l’espace de la DGA constitue, pour le dirigeant, une reconnaissance importante. Il y voit aussi l’occasion de faire connaître l’entreprise au-delà des forces françaises. Pour 2026 et 2027, l’ambition se tourne donc vers l’export, auprès d’autres armées européennes et, plus largement, à l’international. Le salon se tient du 3 au 6 novembre, comme le détaille notre article sur Euronaval 2026.
Ce qu’il faut retenir
- MC2 Technologies expose à Euronaval 2026 le brouilleur antidrone MAJES DFB6, sur l’espace de la DGA, selon le Daily Euronaval.
- Ainsi, il crée une bulle de protection autour des navires, sans recourir à des missiles coûteux.
- Par ailleurs, le système a obtenu les labels UAF en 2024 et PERSEUS en 2025, après des essais avec la Marine nationale.
- De plus, l’entreprise développe des brouilleurs cognitifs et le BLAST, un brouilleur mobile évalué lors de l’exercice WILDFIRE.
- Enfin, elle vise l’export en 2026 et 2027, et réinvestit plus de 20 % de son chiffre d’affaires dans la R&D.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le MAJES DFB6 ?
C’est un système de brouillage antidrone de MC2 Technologies. Il crée une bulle de protection électronique autour des navires.
Pourquoi brouiller plutôt que tirer un missile ?
Selon MC2 Technologies, employer un missile coûteux contre un drone à 1 000 euros n’a pas de sens économique. Le brouillage limite aussi le risque de saturation.
Qu’est-ce qu’un brouilleur cognitif ?
C’est un brouilleur qui distingue les drones ennemis des appareils amis, pour ne pas perturber ces derniers.
Quels labels le système a-t-il obtenus ?
Le label UAF en 2024, qui distingue les équipements utilisés par les armées françaises, puis le label PERSEUS en 2025.











