Ce 8 septembre, la Direction générale de l’armement (DGA) a annoncé une livraison attendue depuis longtemps. Les deux premiers Falcon 2000 LXS « Albatros » ont été remis à la Marine nationale. Cette livraison intervient environ six ans après la commande de sept premiers exemplaires, auprès de Dassault Aviation. Cette commande s’inscrivait dans le cadre du programme AVSIMAR (Avion de surveillance et d’intervention maritime).
Un programme aux contours plusieurs fois révisés
Les modalités du programme AVSIMAR ont évolué au fil du temps. Au départ, il était question d’acquérir treize appareils. Ces derniers devaient remplacer les huit Falcon 50M. Les cinq Falcon 200 « Gardian » de l’Aéronautique navale étaient aussi concernés, à partir de 2025. Cette cible fut finalement réduite à douze exemplaires.
La Loi de programmation militaire (LPM) 2025-30, promulguée en août 2023, avait ensuite fixé un format différent. Quatre Falcon 50M « rénovés » devaient remplacer un appareil vieillissant. Les cinq Falcon 200 « Gardian » étaient à bout de souffle, après plus de quarante ans de service. Huit Albatros complétaient ce format, à l’horizon 2030.
Onze Albatros et un seul Falcon 50M en 2030
La LPM 2024-30 actualisée a encore modifié les paramètres de ce programme. La Marine nationale devrait finalement disposer de onze Falcon « Albatros ». Un seul Falcon 50M « Triton » complétera cette flotte, en 2030.
La totalité des nouveaux avions de surveillance maritime commandés devront ainsi avoir été livrés avant 2035. Cinq d’entre eux l’ont été en septembre 2025. Un « complément SURMAR » devra aussi être opérationnel, reposant selon la DGA sur des drones. L’objectif reste d’atteindre l’intégralité des objectifs de surveillance fixés.
Un processus de réception mené par le CEPA/10S
Ces deux premiers Falcon « Albatros » ont été pris en main par un centre spécialisé. Il s’agit du Centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale (CEPA/10S). Ce centre est chargé de vérifier leurs capacités militaires, avant de prononcer une première capacité opérationnelle. Ils seront ensuite ainsi remis à la Flottille 24F, basée à Lann-Bihoué.
« Deux avions par an », le rythme des prochaines livraisons
Un troisième appareil devrait être livré d’ici la fin de cette année. « Les livraisons suivantes se poursuivront à raison de deux avions par an », a précisé la DGA.
Un rayon d'action supérieur de 10 à 30 %
Le Falcon « Albatros » dispose d’un rayon d’action supérieur de 10 à 30 %. Cette amélioration vaut par rapport aux avions qu’il va remplacer. Il est doté de liaisons SATCOM. Un radar à antenne active (AESA) SearchMaster, opérant en bande X, complète cet équipement.
Une boule optronique Euroflir 400 complète cet équipement, tout comme un système de navigation inertielle TopAXYZ. Un récepteur de géolocalisation par satellite (GPS/Galileo) TopStar 100-2 s’y ajoute également. Un système anti-brouillage TopShield CRPA (antennes à diagramme de rayonnement contrôlé) complète cet ensemble.
Des missions de surveillance, de protection et de secours
L’Albatros sera principalement employé pour des missions de surveillance et de protection, selon la DGA. Il sera aussi mis en œuvre pour le soutien aux populations, en cas de catastrophe naturelle. Cet appareil est équipé des capteurs nécessaires aux missions de surveillance et d’intervention maritime. Des systèmes permettant une réelle exploitation de la situation tactique complètent cet équipement.
L’autonomie et la vitesse du Falcon 2000 LXS lui permettraient de surveiller des zones très étendues. Une intervention rapide en découlerait aussi, selon la DGA.
Ce qu'il faut retenir
- La Marine nationale a réceptionné, le 8 septembre, ses deux premiers Falcon 2000 LXS « Albatros ». Cette livraison intervient six ans après leur commande initiale.
- Le format final du programme prévoit onze Albatros et un seul Falcon 50M rénové, en service d’ici 2030.
- Ces avions offrent un rayon d’action supérieur de 10 à 30 % à leurs prédécesseurs. Un radar AESA et des liaisons satellitaires modernes complètent ces atouts.
- Les livraisons suivantes se poursuivront à raison de deux avions par an. Un troisième exemplaire est attendu d’ici la fin de l’année.
- Un complément reposant sur des drones doit encore être développé, pour atteindre l’ensemble des objectifs de surveillance maritime fixés.
Questions fréquentes
Combien de Falcon Albatros la Marine nationale va-t-elle recevoir au total ?
Selon la LPM 2024-30 actualisée, la Marine nationale devrait disposer de onze Falcon « Albatros ». Un seul Falcon 50M « Triton » rénové complétera cette flotte d’ici 2030, avec une livraison complète prévue avant 2035.
Quelles sont les capacités techniques du Falcon 2000 LXS Albatros ?
Cet avion dispose d’un radar AESA SearchMaster, d’une boule optronique Euroflir 400, ainsi que d’un système de navigation inertielle TopAXYZ. Son rayon d’action reste aussi supérieur de 10 à 30 % à celui des appareils qu’il remplace.
À quoi servira le Falcon Albatros au sein de la Marine nationale ?
Cet avion sera principalement utilisé pour des missions de surveillance et de protection maritimes. Un soutien aux populations, en cas de catastrophe naturelle, complétera ces missions, grâce à son autonomie et sa vitesse.
Quel est le rythme prévu des prochaines livraisons de Falcon Albatros ?
Selon la DGA, un troisième appareil doit être livré d’ici la fin de l’année. Les livraisons suivantes se poursuivront ensuite à raison de deux avions par an.










