Euronaval 2026 : Thales présente BeamTracker, un détecteur de radars de 5 kg pour drones

Détecteur de signaux radars BeamTracker de Thales présenté à Euronaval 2026

Thales présente à Euronaval 2026 le BeamTracker, un détecteur de signaux radars passif, qui s’intègre sous un drone volant ou à bord d’un drone de surface. Selon le Daily Euronaval 2026, il est aussi petit qu’un sac à dos et pèse environ 5 kilos. Il n’émet aucune onde, ce qui le rend indétectable. Thales vise ainsi à conserver ou à obtenir la supériorité opérationnelle dans le domaine électromagnétique.

À lire aussi : Euronaval 2026 : Thales présente M-Cube, LDS et CAPTAS-4

BeamTracker : un capteur passif de 5 kilos

Délaissée pendant la guerre froide, la guerre électronique revient en force. Selon le Daily, des solutions de taille réduite comme le BeamTracker illustrent ce retour. Le système est entièrement passif. Il consomme très peu d’énergie, soit 2 à 3 % de celle du drone qui l’emporte. De plus, il transmet ses mesures en temps réel par un lien satellite chiffré. Il ne stocke en revanche aucune information, par mesure de sécurité, puisqu’il est potentiellement « perdable ».

La guerre en Ukraine, où environ 80 % des opérations impliquent le domaine électromagnétique, redonne ses lettres de noblesse à ce type d’outil. Il permet de détecter, d’analyser et de classer les émetteurs radars pour identifier les menaces. La guerre électronique concerne aussi l’aviation, comme le montre notre article sur le système Viper Shield de L3Harris.

Une charge utile R-ESM et une IA de tri

Le BeamTracker se compose d’une charge utile de détection de signaux radars, le R-ESM (Radar Electronic Support Measures). Celle-ci se relie à une station de traitement au sol, à bord d’un bâtiment de surface ou d’un véhicule. Le traitement des données, qui arrivent en masse et en temps réel, intègre l’intelligence artificielle développée par CortAIx, l’accélérateur d’IA de Thales.

Ainsi, le système trie et filtre automatiquement les données dans des environnements électromagnétiques saturés. L’opérateur peut donc écarter rapidement ce qui ne représente pas une menace, pour se concentrer sur l’essentiel. Le vice-amiral (2S) Emmanuel Sagorin, directeur commercial pour la guerre électronique navale chez Thales, affirme que, sans cette aide, un opérateur n’exploiterait que 30 % des données.

Voir plus loin sans être détecté

Emmanuel Sagorin voit trois avantages à ce type d’équipement :

  • une alerte avancée : monté à 150 mètres, le BeamTracker étend la portée de détection d’environ 60 %, si bien que les menaces apparaissent bien avant l’horizon visuel ;
  • une localisation passive par triangulation : l’emploi de plusieurs équipements démultiplie les capacités ;
  • un renseignement électronique (ELINT) « accessible financièrement ».

Cette supériorité « massique » peut combiner des systèmes de guerre électronique embarqués, le BeamTracker, dont le champ de vision atteint 100 degrés, et d’autres capteurs. Elle nourrit la base de données radar disponible et offre aux équipages une meilleure connaissance de leur environnement. Le renseignement électromagnétique intéresse d’ailleurs aussi les drones aériens, comme l’explique notre article sur la nacelle du Reaper.

Vers un équipement pour chaque bâtiment ?

Emmanuel Sagorin en est persuadé : cet outil sera probablement un « game changer » dans les prochaines années. Il milite donc pour que chaque bâtiment de la Marine nationale emporte un BeamTracker, notamment ceux qui n’ont aujourd’hui aucun moyen de guerre électronique de détection de radars.

Par ailleurs, les essais se poursuivent sur d’autres drones volants, comme des hexacoptères, voire des drones filaires. Toujours selon lui, plusieurs pays s’intéressent au sujet. Le salon se tient du 3 au 6 novembre, comme le détaille notre article sur Euronaval 2026.

Ce qu’il faut retenir

  • Thales présente à Euronaval 2026 le BeamTracker, un détecteur de signaux radars passif d’environ 5 kilos, selon le Daily Euronaval.
  • Ainsi, il s’intègre sous un drone volant ou à bord d’un drone de surface, sans émettre d’onde.
  • Par ailleurs, une IA de CortAIx trie les données en temps réel, pour aider l’opérateur à repérer les menaces.
  • De plus, monté à 150 mètres, il étend la portée de détection d’environ 60 %, selon Thales.
  • Enfin, Thales souhaite équiper chaque bâtiment de la Marine nationale, et des essais se poursuivent sur d’autres drones.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le BeamTracker ?

C’est un détecteur de signaux radars de Thales, entièrement passif, d’environ 5 kilos. Il s’intègre sous un drone volant ou à bord d’un drone de surface.

Il n’émet aucune onde. Il transmet seulement ses mesures par un lien satellite chiffré et ne stocke aucune information.

Monté à 150 mètres, il étend la portée de détection d’environ 60 %, selon Thales. Les menaces apparaissent donc avant l’horizon visuel.

Celle de CortAIx trie et filtre automatiquement les données dans des environnements saturés, pour que l’opérateur se concentre sur les menaces.

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