L’armée allemande (Heer) devrait bientôt commander un premier lot du missile-drone ukrainien BARS, selon OPEX360. Le général Christian Freuding, son commandant, a laissé entendre que cette commande permettrait une évaluation technico-opérationnelle au début de 2027. Selon le Financial Times, le général affirme que ces systèmes permettront d’attaquer de nombreuses cibles à environ 1 500 kilomètres.
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Une frappe en profondeur à renforcer
L’Allemagne veut se doter d’une dissuasion conventionnelle crédible. Elle compte donc renforcer ses capacités de frappe dans la grande profondeur. Celles-ci reposent aujourd’hui sur le missile de croisière air-sol KEPD Taurus, capable de détruire une cible à plus de 500 km. Dans le cadre du traité de Trinity House, Berlin a aussi scellé un partenariat avec Londres pour développer une « famille de futurs missiles de croisière furtifs et supersoniques », d’une portée supérieure à 2 000 km. Toutefois, ces missiles n’entreront en service que dans les années 2030.
En attendant, le ministère allemand de la Défense veut investir environ 12 milliards d’euros pour acquérir des capacités de frappe à très longue portée dès 2027. Il est question de missiles de croisière Tomahawk, pour viser des cibles « stratégiques », et de capacités à bas coût, afin de saturer les défenses d’un adversaire potentiel. Le général Freuding l’a résumé lors du « Defence TechDay 2026 », le 22 octobre : « Nous devons progresser dans le domaine des effets indirects. »
BARS, Anthem et Flamingo en concurrence
En août, Berlin envisageait trois missiles à bas coût : l’Anthem de l’américain Covenant Industries, qui dispose d’une usine à Leipzig, le Flamingo de l’ukrainien Fire Point et le BARS. Le Danemark a d’ailleurs commandé des missiles Anthem. D’après OPEX360, le Flamingo semble désormais écarté. Par ailleurs, Berlin a presque acté l’achat de missiles Anthem, alors que celui du BARS se précise.
On sait peu de choses du BARS. Les forces ukrainiennes l’utilisent, et un accord entre Kiev et Berlin doit garantir sa production. L’armée allemande pourrait donc lancer une première commande, afin de mener son évaluation début 2027.
Un drone et un missile à la fois
Le BARS tient à la fois du drone et du missile. Selon ses concepteurs, dont l’identité est confidentielle, il emporte une charge militaire de 60 à 105 kg, à 700 km/h, grâce à un turboréacteur. Sa portée serait supérieure à 1 000 km.
Un opérateur le télépilote, ce qui en fait aussi un drone. En outre, il peut recourir à l’intelligence artificielle à l’approche de la cible. Enfin, le BARS est une plateforme modulaire, que l’on peut configurer selon la mission.
Ce qu’il faut retenir
- L’armée allemande devrait bientôt commander un premier lot de missiles-drones BARS, selon OPEX360.
- Ainsi, elle mènerait une évaluation technico-opérationnelle début 2027.
- Par ailleurs, le général Freuding évoque des frappes sur de nombreuses cibles à environ 1 500 km.
- De plus, le BARS emporterait 60 à 105 kg à 700 km/h, avec une portée supérieure à 1 000 km.
- Enfin, Berlin a presque acté l’achat de missiles Anthem, tandis que le Flamingo semble écarté.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le BARS ?
C’est un missile-drone ukrainien à très longue portée. Un opérateur le télépilote, un turboréacteur le propulse et ses concepteurs en ont fait une plateforme modulaire.
Quelles sont ses caractéristiques annoncées ?
Selon ses concepteurs, il emporte 60 à 105 kg à 700 km/h, avec une portée supérieure à 1 000 km. Son opérateur peut recourir à l’IA à l’approche de la cible.
Quand l’armée allemande l’évaluera-t-elle ?
Le général Freuding a laissé entendre qu’une première commande permettrait une évaluation technico-opérationnelle au début de 2027.
Quels autres missiles l’Allemagne envisage-t-elle ?
Elle envisage des missiles Tomahawk et le missile à bas coût Anthem, dont elle a presque acté l’achat. Le Flamingo semble écarté.










