KNDS, spécialiste franco-allemand de l’armement terrestre, s’associe à SeaOwl pour développer un drone de surface de combat, baptisé TRACUS Combat. Les deux entreprises ont annoncé le 3 novembre 2026 la signature d’un accord de coopération stratégique. Ce drone « innovant » doit pouvoir mener des missions offensives et défensives. Il filera à 35 nœuds et emportera une charge utile de 30 kg.
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Un accord pour développer et expérimenter un drone de combat
Ainsi, pour ce projet, SeaOwl apporte ses savoir-faire en robotique maritime et en systèmes de navigation autonome. De son côté, KNDS fournit une charge militaire « qualifiée ». Ensuite, les deux partenaires comptent développer puis expérimenter le drone.
Par ailleurs, ce rapprochement s’inscrit dans la dynamique voulue par la Marine nationale. Dans un fascicule publié par le ministère des Armées à l’occasion d’Euronaval 2026, l’amiral Christophe Cluzel, chef d’état-major de la Marine, souligne que la Marine poursuit son effort vers une « hybridation raisonnée » de ses capacités. Elle associe ainsi plateformes habitées et drones, armes d’usure et armes de décision. De plus, quelques semaines plus tôt, il avait fait de l’accélération de l’hybridation une priorité pour 2026-2027, en évoquant un « choc de dronisation ».
TRACUS Combat : 35 nœuds, 30 kg et 200 km d’autonomie
KNDS et SeaOwl décrivent un drone « conçu autour du triptyque performance, discrétion et efficacité opérationnelle ». Ses principales caractéristiques annoncées sont les suivantes :
- une vitesse de 35 nœuds, qui doit permettre des interceptions et des projections rapides ;
- une charge utile de 30 kg ;
- une autonomie de combat pouvant atteindre 200 km ;
- une signature radar et optique optimisée pour la furtivité ;
- une architecture entièrement cybersécurisée, avec une chaîne de mise à feu hautement protégée.
Ainsi, le drone pourra évoluer de manière autonome dans les zones contestées. Les deux entreprises insistent toutefois sur un contrôle humain « strict et permanent ». Conformément à la doctrine française, la décision de détruire une cible revient à l’opérateur.
Un dérivé du simulateur de menaces TRACUS
En effet, ce drone bénéficie des technologies de la solution TRACUS, que SeaOwl a développée pour entraîner les forces navales face aux menaces asymétriques. Selon l’entreprise, ce système repose sur des flottes de 5 à 20 drones autonomes. Elles reproduisent de nombreuses tactiques d’attaque : approches directes, attaques coordonnées en essaim, variations de vitesse et de cap, comportements furtifs ou agressifs. Les scénarios restent entièrement configurables.
Un contexte de « dronisation » de la Marine
D’autres initiatives répondent déjà aux besoins de la Marine nationale. Ainsi, le programme de drone sous-marin UCUV, la munition navale téléopérée SMOKERS et le projet DANAE avancent en parallèle. Pour DANAE, la Marine a retenu trois industriels : SeaOwl avec le Nemezis, SEAir avec le Flying USV et SIRENHA avec le Seaquest S. En septembre, la DGA a en outre lancé un appel d’offres pour des « drones de surface d’endurance », déployables depuis des porte-hélicoptères amphibiens et des bâtiments de soutien et d’assistance métropolitains. Un rapport du Sénat alertait d’ailleurs sur la guerre des robots, comme le détaille notre article sur la guerre des robots. Le salon se tient du 3 au 6 novembre, comme le détaille notre article sur Euronaval 2026.
Ce qu’il faut retenir
- KNDS et SeaOwl ont annoncé le 3 novembre 2026 un accord de coopération pour développer le drone de surface TRACUS Combat.
- Ainsi, SeaOwl apporte la robotique maritime et la navigation autonome, tandis que KNDS fournit la charge militaire.
- Par ailleurs, le drone atteindra 35 nœuds, avec 30 kg de charge utile et jusqu’à 200 km d’autonomie de combat.
- De plus, un contrôle humain permanent s’applique, et l’opérateur décide de détruire la cible.
- Enfin, il dérive de TRACUS, une solution d’entraînement à base de drones autonomes.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que TRACUS Combat ?
C’est un drone de surface de combat que KNDS et SeaOwl veulent développer et expérimenter. Il doit pouvoir mener des missions offensives et défensives.
Quelles sont ses performances annoncées ?
Il peut atteindre 35 nœuds, emporter une charge utile de 30 kg et disposer d’une autonomie de combat allant jusqu’à 200 km.
Le drone tire-t-il seul ?
Non. Les deux entreprises annoncent un contrôle humain strict et permanent. Conformément à la doctrine française, l’opérateur décide de détruire la cible.
Quel est le rôle de chaque partenaire ?
SeaOwl apporte ses savoir-faire en robotique maritime et en navigation autonome. KNDS fournit une charge militaire qualifiée.











