La société néerlandaise High Eye met en avant à Euronaval 2026 l’AirBoxer, un hélicoptère sans pilote conçu et fabriqué aux Pays-Bas. Selon le Daily Euronaval 2026, il offre plus de quatre heures d’endurance et jusqu’à 7 kg de charge utile. High Eye veut ainsi apporter aux forces navales une capacité de surveillance au-delà de l’horizon, sans recourir à un hélicoptère habité.
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AirBoxer : la surveillance persistante au-delà de l’horizon
Pour les forces navales, l’enjeu ne se limite pas à opérer un drone depuis un navire. Il faut aussi qu’il reste assez longtemps en vol, qu’il emporte des capteurs adaptés et qu’il transmette ses données au bâtiment. High Eye mise donc sur ce triptyque : endurance, charge utile et transmission.
« Le principal besoin auquel nous répondons est la capacité à assurer une surveillance persistante, ainsi qu’un renseignement, une surveillance et une reconnaissance (ISR) s’étendant au-delà de l’horizon immédiat du navire », explique Vincent Wols, directeur commercial et marketing de High Eye. Avec environ 3 kg de charge utile, l’AirBoxer reste en vol plus de quatre heures à 30 nœuds. Sa portée de mission peut alors dépasser 180 kilomètres avec un seul réservoir. De plus, High Eye annonce plus de cinq heures d’endurance avec des réservoirs étendus.
Selon Vincent Wols, l’intérêt est de changer l’usage du drone. Au lieu d’envoyer un petit drone observer brièvement avant de le rappeler, il devient possible d’établir une surveillance continue au-dessus d’une voie maritime, d’une installation offshore ou d’une zone d’intérêt. Un autre article évoque une approche voisine, avec le partenariat d’Elistair et d’Exail.
Jusqu’à 7 kg de capteurs, mais pas en même temps que l’endurance maximale
La capacité d’emport peut atteindre 7 kg. Toutefois, l’endurance et la charge maximale ne s’obtiennent pas simultanément. Avec environ 5 kg, l’AirBoxer reste plus de deux heures en station à 30 nœuds. À 7 kg, il peut intégrer des équipements que de nombreux petits drones VTOL plus légers ne peuvent pas emporter en pratique.
Selon les missions, l’appareil embarque plusieurs types de charges utiles :
- des caméras électro-optiques et infrarouges (EO/IR) ;
- des systèmes LiDAR de cartographie et de mesure ;
- des magnétomètres et des systèmes de détection d’anomalies magnétiques (MAD) ;
- des capteurs acoustiques.
Pour les missions navales, la combinaison EO/IR et AIS figure parmi les configurations les plus pertinentes. Le drone peut ainsi partir en avant du bâtiment, examiner un contact AIS ou chercher un navire qui n’émet pas, puis transmettre des images en temps réel et suivre la cible. « Le véritable avantage n’est donc pas seulement de rester en vol plus longtemps, mais de combiner endurance et capteurs significatifs », résume Vincent Wols.
Une capacité réellement embarquée
L’AirBoxer est conçu pour fonctionner entre -10 °C et +45 °C, avec des vents jusqu’à 25 nœuds et des rafales jusqu’à 40 nœuds. Ces valeurs correspondent aux limites d’utilisation de l’appareil, et rien n’indique qu’elles aient été testées simultanément. High Eye a déjà réalisé une démonstration à Den Helder, aux Pays-Bas, avec des décollages et des atterrissages autonomes depuis un navire en mouvement.
En outre, l’aéronef voyage dans une caisse compacte et se prépare en environ 15 minutes. Deux opérateurs suffisent pour conduire une mission ISR. La configuration standard repose sur une liaison Manet. Des relais, des communications maritimes dédiées, la 4G (quand elle est disponible) et, à terme, le SATCOM doivent étendre les possibilités d’emploi. Au-delà de 100 km, la distance d’emploi dépend moins de l’autonomie que de la capacité à maintenir la liaison avec le navire, notamment selon la hauteur des antennes et l’horizon radio.
Naviguer malgré le brouillage du GNSS
La guerre électronique soulève une question simple : que se passe-t-il quand le signal est brouillé ou peu fiable ? L’AirBoxer combine la navigation par satellite (GNSS) avec des capteurs inertiels, afin de garder le contrôle de l’aéronef en cas de brouillage. High Eye travaille aussi sur la navigation visuelle à terre et sur le positionnement radio pour les opérations maritimes. Le constructeur reste prudent sur la maturité actuelle de ces solutions. « Nous abordons cela comme un problème de navigation à plusieurs niveaux plutôt que de prétendre que le GNSS peut simplement être supprimé sans conséquence », précise Vincent Wols.
Un capteur déporté du navire
High Eye a déjà démontré plusieurs capacités clés : des vols au-delà de la portée visuelle (BVLOS), des missions de plusieurs heures, des vols longue distance et des décollages depuis un navire en mouvement. Le développement se poursuit désormais autour de nouvelles charges utiles, de solutions de navigation plus résistantes au brouillage du GNSS et d’une nouvelle génération de propulsion. Ainsi, l’AirBoxer vise un capteur aérien qui reste en avant du bâtiment pendant plusieurs heures, sans exposer d’équipage aérien. Le salon se tient du 3 au 6 novembre, comme le détaille notre article sur Euronaval 2026.
Ce qu’il faut retenir
- High Eye met en avant à Euronaval 2026 l’AirBoxer, un hélicoptère sans pilote néerlandais, selon le Daily Euronaval.
- Ainsi, avec environ 3 kg de charge utile, il vole plus de quatre heures à 30 nœuds, sur plus de 180 km.
- Par ailleurs, il peut emporter jusqu’à 7 kg de capteurs, mais avec une endurance réduite.
- De plus, il a déjà décollé et atterri de façon autonome depuis un navire en mouvement, à Den Helder.
- Enfin, il combine GNSS et capteurs inertiels, et High Eye travaille sur d’autres solutions de navigation.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’AirBoxer ?
C’est un hélicoptère sans pilote de la société néerlandaise High Eye, conçu pour la surveillance maritime au-delà de l’horizon d’un navire.
Quelle est son endurance ?
Avec environ 3 kg de charge utile, plus de quatre heures à 30 nœuds. Avec des réservoirs étendus, High Eye annonce plus de cinq heures.
Quelles charges utiles peut-il emporter ?
Jusqu’à 7 kg, dont des caméras EO/IR, des LiDAR, des magnétomètres, des capteurs acoustiques et des systèmes MAD.
Comment réagit-il au brouillage ?
Il combine la navigation par satellite et des capteurs inertiels. High Eye étudie aussi la navigation visuelle à terre et le positionnement radio.











