Euronaval 2026 : Destinus se dit prêt à produire en masse

L’entreprise néerlandaise Destinus affirme se tenir prête à produire en masse des drones et des missiles, avec des usines en Europe et le missile Vorexon annoncé pour 2027.
Missile suspendu devant le panneau Destinus sur le stand du salon Euronaval

L’entreprise néerlandaise Destinus affirme se tenir prête à produire en masse des drones et des missiles. Elle dit disposer de plusieurs usines en Europe et de produits déjà employés sur le flanc Est. À Euronaval 2026, elle met en avant ses intercepteurs de drones Hornet, dont des versions navalisées. Elle annonce aussi la commercialisation du missile Vorexon en 2027.

À lire aussi : Thales et Destinus signent un partenariat sur la défense aérienne et la frappe longue portée

De l’avion hypersonique aux armes de frappe en profondeur

À l’origine, Destinus travaillait sur un concept d’avion hypersonique à hydrogène pour le marché civil. Cependant, le conflit en Ukraine a réorienté sa trajectoire. L’entreprise s’est d’abord tournée vers les drones, puis vers les systèmes d’armement pour la frappe en profondeur. Selon Destinus France, cette évolution ne constitue pas une rupture. Le fil conducteur reste l’association de l’innovation, de l’itération et de l’industrialisation.

« Le fil conducteur, c’est d’associer l’innovation avec une vraie réflexion industrielle », résume l’entreprise. Ainsi, elle pense dès la conception à produire en quantité et à un coût compatible avec les besoins opérationnels.

Produire en nombre et à coût compétitif

Destinus tire cette philosophie des enseignements de la guerre en Ukraine. « Le conflit a remis au premier plan la capacité des industriels à produire rapidement des volumes importants de drones, de munitions et de missiles, tout en conservant des coûts suffisamment bas pour supporter une consommation élevée », note-t-elle.

L’entreprise ne cherche pas à reproduire les systèmes les plus sophistiqués de l’industrie missilière européenne. Elle veut plutôt proposer des solutions qui complètent les arsenaux existants. Par ailleurs, elle vise des chaînes de production entièrement européennes, afin de réduire les dépendances extérieures. « On est arrivé à un niveau où on est en mesure de produire en nombre pour fournir un ensemble de marchés et compléter les arsenaux », affirme-t-elle.

L’Ukraine, accélérateur d’itération

Destinus affirme être présente en Ukraine depuis 2022. Ses systèmes y servent, selon elle, à des missions d’interception et de frappe en profondeur. Les données de télémétrie, les conditions d’emploi et les besoins des utilisateurs alimentent ensuite les programmes suivants. Ainsi, l’entreprise multiplie les itérations. Elle vise notamment la guerre électronique, le brouillage et la résistance aux contre-mesures. Elle indique travailler déjà sur une nouvelle génération.

Pour soutenir cette stratégie, Destinus dispose de sites industriels aux Pays-Bas, en Espagne, en Allemagne et en Suisse. Elle compte aussi des sites de production et de logistique en Ukraine, dont elle ne précise pas le nombre. Selon elle, cette implantation la distingue de certaines start-up européennes, qui dépendent encore de capacités externes.

Des usines en France et des partenariats

Anne-Pascale Guedon dirige Destinus France. Son recrutement a contribué, selon l’entreprise, à accélérer ses succès en France. Le groupe envisage donc d’ouvrir de nouvelles usines dans le pays, grâce à ses commandes avec la DGA et à ses partenariats industriels.

Destinus a notamment noué un partenariat avec Thales. Ses drones apparaissent déjà dans plusieurs événements et démonstrations. Par ailleurs, Thales participe à un consortium réunissant notamment Safran, Airbus et MBDA autour d’un missile exo-atmosphérique. Le salon se tient du 3 au 6 novembre, comme le détaille notre article sur Euronaval 2026.

Hornet et Vorexon : la suite pour 2027

À Euronaval, Destinus met en avant sa gamme d’intercepteurs de drones. Elle s’appuie sur des travaux internes et sur des contrats récents avec plusieurs marines européennes. L’entreprise cite les versions navalisées de la famille Hornet. Elle négocie aussi avec d’autres marines européennes. En outre, elle met en avant des travaux et des exercices avec la Marine française.

Destinus prévoit aussi de poursuivre ses missiles aéro-largables. Elle réfléchit à des solutions que des avions de transport tactique, comme l’A400M, pourraient projeter. Enfin, elle poursuit les essais du missile Vorexon, avec une commercialisation annoncée pour 2027.

Ce qu’il faut retenir

  • Destinus, entreprise néerlandaise, affirme être prête à produire en masse des drones et des missiles, avec des usines en Europe.
  • Ainsi, elle dispose de sites aux Pays-Bas, en Espagne, en Allemagne et en Suisse, ainsi qu’en Ukraine.
  • Par ailleurs, elle envisage d’ouvrir de nouvelles usines en France grâce à ses commandes avec la DGA.
  • De plus, elle met en avant à Euronaval ses intercepteurs de drones Hornet, dont des versions navalisées.
  • Enfin, elle poursuit les essais du missile Vorexon, annoncé pour 2027.

Questions fréquentes

Qui est Destinus ?

C’est une entreprise néerlandaise. Elle travaillait d’abord sur un avion hypersonique civil, puis s’est tournée vers les drones et les missiles.

Aux Pays-Bas, en Espagne, en Allemagne et en Suisse, ainsi qu’en Ukraine. Elle envisage aussi des usines en France.

Elle met en avant ses intercepteurs de drones, dont les versions navalisées de la famille Hornet.

Destinus annonce une commercialisation en 2027, après la poursuite des essais.

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