Indra constitue le noyau industriel du futur radar de contre-batterie espagnol

Indra a constitué le noyau industriel du futur radar de contre-batterie espagnol RALOFI, développé à plus de 80 % par des entreprises nationales.

Indra a constitué un noyau industriel chargé de développer le futur radar de contre-batterie de l’armée espagnole. Le groupe y associe GMV, Nord Motorreductores et plusieurs PME, dont Niasa, Teyde 2010 et AC Precisión.

Le projet s’inscrit dans un programme spécial de modernisation (PEM). Il porte sur un radar destiné à localiser l’origine des tirs indirects, désigné RALOFI.

Un radar pour localiser l'origine des tirs indirects

Le futur radar permettra aux forces armées de détecter avec précision et rapidité l’origine des tirs indirects : artillerie, mortiers ou roquettes. Cette capacité doit leur permettre de riposter.

Selon Indra, ce système constitue une capacité critique pour les conflits de haute intensité. Le groupe a lancé les travaux sur le RALOFI dans le cadre d’un programme spécial de modernisation espagnol.

Un développement réalisé à plus de 80 % en Espagne

Selon Indra, le plan industriel défini pour ce programme prévoit que la conception, le développement et la fabrication du radar se déroulent intégralement en Espagne. La participation des entreprises nationales doit ainsi dépasser 80 %.

La plupart de ces entreprises sont des PME : Niasa, spécialisée dans l’électromécanique, le bureau d’ingénierie Teyde 2010, et AC Precisión, spécialisée dans la climatisation pour centres de données et installations industrielles.

Miguel Rodríguez Mora, directeur de l’unité Systèmes terrestres d’Indra, est cité dans le communiqué :

« L’objectif est de renforcer la base industrielle de défense et d’intégrer à ces programmes toute entreprise dotée de capacités technologiques qui peuvent présenter un intérêt, quelle que soit son expérience préalable dans le secteur de la défense. »

Selon le dirigeant, il s’agit de réduire la dépendance excessive à l’égard de pays tiers et de gagner en souveraineté technologique sur les systèmes développés.

Une activité répartie sur le territoire espagnol

Indra a réparti l’activité du programme sur plusieurs régions espagnoles. Cette organisation se traduit par une répartition des tâches entre plusieurs sites :

  • À Madrid : les travaux d’ingénierie et d’intégration des systèmes.
  • À Vigo : le développement de capteurs avancés et de technologies fondées sur le nitrure de gallium (GaN).
  • À Cordoue : la création d’un pôle industriel spécialisé dans les radars, avec le soutien de l’université.
  • Au Pays basque, en Aragon et en Catalogne : la production de sous-ensembles mécaniques et électromécaniques.
Selon Indra, le groupe exerce ainsi un rôle d’entreprise motrice, en facilitant la cohésion du tissu industriel. Le projet doit générer des emplois qualifiés dans l’ingénierie, l’électronique avancée, le logiciel, la fabrication de précision et l’intégration des systèmes.

Un radar à technologie Full AESA

Le radar repose sur une architecture à balayage électronique actif intégral (Full AESA). Il utilise la technologie de semi-conducteurs au nitrure de gallium (GaN) et des communications par radio logicielle (SDR, software-defined radio).

Selon Indra, cette combinaison technologique apporte plusieurs avantages : une portée et une précision accrues dans la détection des tirs indirects, une forte résistance aux interférences électroniques et une reconfiguration numérique selon la mission. Le groupe indique que le système offre une disponibilité élevée, une maintenance simple et une grande souplesse opérationnelle, conçue pour un déploiement rapide.

L’expérience des conflits récents, comme en Ukraine, montre que la détection précoce et les capacités de contre-batterie sont des facteurs décisifs. Le groupe précise que le système peut aussi servir à la surveillance terrestre, à la protection des bases avancées et à la surveillance navale côtière.

Ce qu'il faut retenir

  • Indra a constitué le noyau industriel du futur radar de contre-batterie espagnol, le RALOFI.
  • Le groupe y associe GMV, Nord Motorreductores et des PME comme Niasa, Teyde 2010 et AC Precisión.
  • Le radar localisera l’origine des tirs indirects : artillerie, mortiers ou roquettes.
  • Selon Indra, le développement se déroulera intégralement en Espagne, à plus de 80 % par des entreprises nationales.
  • Le radar repose sur une architecture Full AESA et la technologie au nitrure de gallium (GaN).
  • L’activité est répartie sur plusieurs régions espagnoles, dont Madrid, Vigo et Cordoue.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le radar RALOFI ?

Le RALOFI est le futur radar de contre-batterie de l’armée espagnole. Il est conçu pour localiser avec précision et rapidité l’origine des tirs indirects  (artillerie, mortiers ou roquettes) afin de permettre aux forces armées de riposter.

Un radar de contre-batterie détecte les tirs indirects ennemis et calcule la position de leur origine. Cette capacité permet aux forces armées de localiser puis de neutraliser l’artillerie, les mortiers ou les lance-roquettes adverses.

Selon Indra, le radar sera développé intégralement en Espagne, à plus de 80 % par des entreprises nationales. L’activité est répartie sur plusieurs régions : Madrid pour l’ingénierie, Vigo pour les capteurs, Cordoue pour un pôle radar, et le Pays basque, l’Aragon et la Catalogne pour les sous-ensembles.

La technologie Full AESA (Active Electronically Scanned Array) désigne une architecture radar à balayage électronique actif intégral. Associée au nitrure de gallium (GaN), elle apporte, selon Indra, une portée et une précision accrues, ainsi qu’une forte résistance aux interférences électroniques.

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