Rheinmetall revoit à la baisse ses prévisions 2026, après la perte du contrat F126

Cette révision fait suite à la perte du contrat de frégates F126. Malgré ce revers, le carnet de commandes bondit de 28 % sur un an.
Rheinmetall

Le groupe allemand de défense Rheinmetall a ainsi abaissé, jeudi 6 août, ses prévisions de chiffre d’affaires pour 2026. Cette révision fait suite à l’annulation, par le gouvernement allemand, d’un programme de frégates retardé. Rheinmetall était pourtant largement considéré comme favori pour le remporter.

Un chiffre d'affaires revu à la baisse de 300 millions d'euros

Rheinmetall table désormais sur un chiffre d’affaires compris entre 13,7 et 14,2 milliards d’euros. La fourchette précédente allait de 14,0 à 14,5 milliards d’euros. Cette révision s’explique ainsi par un impact de 300 millions d’euros, sur la division navale du groupe.

Rheinmetall a maintenu inchangés ses autres objectifs. Le groupe affirme ainsi rester en bonne voie, pour enregistrer une croissance record.

Une hausse de 70 % au deuxième trimestre

En juillet, dans un communiqué hors calendrier, Rheinmetall avait annoncé une forte progression. Son chiffre d’affaires du deuxième trimestre avait bondi de près de 70 %, à environ 3,3 milliards d’euros. Tous les segments d’activité avaient contribué à cette progression.

Sur l’ensemble du premier semestre, le chiffre d’affaires atteint 5,2 milliards d’euros, en hausse de 39 %. Le résultat d’exploitation consolidé grimpe ainsi de 333 millions d’euros. Il passe ainsi de 453 à 786 millions d’euros, soit une hausse de 74 % sur un an.

Un carnet de commandes en hausse de 28 %

Le carnet de commandes de Rheinmetall augmente ainsi de 28 % en un an. Il atteint 16,2 milliards d’euros, contre 12,7 milliards d’euros l’année précédente.

Parmi les nouveaux contrats remportés figure ainsi une commande de munitions de calibre moyen, passée par la Roumanie. La Pologne a ainsi, de son côté, commandé des munitions pour chars. Des obus d’artillerie et des systèmes d’artillerie ont aussi été commandés. L’Allemagne, ainsi que plusieurs pays d’Europe de l’Est, en sont à l’origine.

Un objectif de 50 milliards d'euros d'ici 2030

Les perspectives de Rheinmetall se sont fortement améliorées, avec le regain d’intérêt de l’Europe pour ses capacités de défense. Ce regain fait suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en février 2022. Le premier fabricant européen de munitions vise ainsi désormais un chiffre d’affaires annuel pouvant atteindre 50 milliards d’euros, d’ici 2030.

Une expansion navale toujours en cours

En 2025, le groupe a racheté la division navires de guerre du constructeur allemand Lürssen. Rheinmetall a ainsi aussi acquis German Naval Yards Kiel. Le groupe a indiqué qu’il prendrait une décision définitive dans les prochaines semaines. Un concurrent s’était retiré du processus le mois dernier.

Ce qu'il faut retenir

  • Rheinmetall a abaissé, le 6 août, ses prévisions de chiffre d’affaires 2026. Elles s’établissent désormais à 13,7-14,2 milliards d’euros, après la perte du contrat de frégates F126.
  • Cette révision reflète un impact de 300 millions d’euros sur la division navale, sans changement des autres objectifs du groupe.
  • Le chiffre d’affaires du premier semestre atteint 5,2 milliards d’euros, en hausse de 39 %. Un deuxième trimestre en forte croissance porte ce résultat.
  • Le carnet de commandes progresse de 28 % sur un an, à 16,2 milliards d’euros. De nouveaux contrats en Roumanie, en Pologne et en Allemagne expliquent cette hausse.
  • Rheinmetall vise toujours un chiffre d’affaires annuel de 50 milliards d’euros d’ici 2030, porté par le réarmement européen.

Questions fréquentes

Pourquoi Rheinmetall a-t-il revu ses prévisions à la baisse ?

Le gouvernement allemand a annulé un programme de frégates retardé, le F126, pour lequel Rheinmetall était largement considéré comme favori. Cette perte représente en effet un impact de 300 millions d’euros sur la division navale du groupe.
Le groupe table désormais sur un chiffre d’affaires compris entre 13,7 et 14,2 milliards d’euros. La fourchette précédente allait de 14,0 à 14,5 milliards d’euros.
Il atteint 16,2 milliards d’euros, en hausse de 28 % sur un an. De nouveaux contrats de munitions et de systèmes d’artillerie en Roumanie, en Pologne, en Allemagne et en Europe de l’Est portent cette progression.
Le groupe vise un chiffre d’affaires annuel pouvant atteindre 50 milliards d’euros d’ici 2030. Le renforcement des capacités de défense en Europe, depuis l’invasion de l’Ukraine, porte cet objectif.

Les plus lus

À lire aussi