Avion de combat : l’Allemagne envisage de rejoindre le GCAP

Friedrich Merz et Sanae Takaichi

L’Allemagne examine la possibilité de rejoindre le GCAP (Global Combat Air Programme), le programme d’avion de combat mené par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon. Le chancelier Friedrich Merz s’est rendu à Tokyo le 28 octobre 2026 pour en discuter avec son homologue japonaise, Sanae Takaichi. « L’Allemagne examine la possibilité de jouer un rôle dans le programme GCAP », a-t-il déclaré. Berlin n’a annoncé aucune décision.

À lire aussi : Avion de combat : le ministère allemand préfère la Suède au GCAP

Friedrich Merz à Tokyo

Friedrich Merz inscrit cette réflexion dans une coopération plus étroite avec le Japon en matière militaire. Selon lui, les ministres de la Défense allemand et japonais se rencontreront prochainement pour en discuter. Il a souligné que la répartition des tâches industrielles entre les trois partenaires actuels du GCAP était déjà à un « stade avancé ». Il a toutefois affirmé que l’Allemagne évaluait « toutes les options ». On ignore encore quand une décision sera prise.

Le Japon, de son côté, n’est pas très enclin à accueillir de nouveaux partenaires, car il veut éviter tout retard dans le développement du programme.

Trois options pour Berlin après le SCAF

En juin, l’Allemagne a décidé d’abandonner le développement du « New Generation Fighter » (NGF), sur lequel devait reposer le SCAF. Elle n’avait pas de « plan B », même si les industriels allemands, Airbus Defence & Space GmbH en tête, se disent capables de développer un tel appareil. Lors d’une audition au Sénat, le 27 octobre, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a rappelé que le SCAF se poursuit sur « la connectivité », c’est-à-dire le « cloud de combat ». La France, elle, est prête à lancer son programme d’avion de combat du futur (ACF), sans forcément chercher de « coopérations structurelles ».

Trois options s’offrent donc à Berlin : développer un avion en national ou avec l’Espagne, se rapprocher de la Suède, qui prépare son propre projet avec Saab, ou rejoindre le GCAP. La semaine passée, Politico a fait état d’une note interne du ministère allemand de la Défense préconisant une coopération avec la Suède et l’Espagne. Il ne s’agissait toutefois que d’une « évaluation » et non d’une « décision gouvernementale définitive ».

Un GCAP qui courtise Berlin

Berlin lorgne sur le GCAP depuis au moins 2023. Cette année-là, le Times avait avancé que l’Allemagne envisageait d’abandonner le SCAF pour le GCAP, ce que le ministère allemand de la Défense avait démenti. L’année suivante, Berlin et Londres ont signé le « Trinity House Agreement » et affiché leur intention de développer des drones capables d’opérer aux côtés de leurs avions de combat.

Depuis son retrait du NGF, l’Italie et le Royaume-Uni courtisent l’Allemagne, même si l’accord GIGO, signé en décembre 2024, a arrêté l’architecture du programme. Le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, a déclaré le 23 juin que d’autres pays pourraient rejoindre le GCAP. Il a cité le Canada, intéressé en tant qu’observateur, et s’est dit prêt à accueillir l’Allemagne ou l’Arabie saoudite. Début octobre, le Premier ministre britannique, Andy Burnham, a proposé à Berlin d’y adhérer. Selon le Financial Times, Airbus Defence & Space GmbH et BAE Systems se préparent à mener des discussions.

Ce qu’il faut retenir

  • Friedrich Merz a déclaré à Tokyo, le 28 octobre 2026, que l’Allemagne examinait un rôle dans le GCAP.
  • Ainsi, les ministres de la Défense allemand et japonais doivent se rencontrer prochainement.
  • Par ailleurs, une note interne du ministère allemand de la Défense préconisait plutôt une coopération avec la Suède et l’Espagne.
  • De plus, le Japon n’est pas très enclin à accueillir de nouveaux partenaires, pour éviter tout retard.
  • Enfin, Berlin n’annonce aucune décision et évalue toutes les options.

Questions fréquentes

Que s’est-il passé à Tokyo le 28 octobre ?

Le chancelier Friedrich Merz a évoqué la participation de l’Allemagne au GCAP avec son homologue japonaise Sanae Takaichi. Il a déclaré que l’Allemagne examinait un rôle dans le programme.

Elle a décidé en juin d’abandonner le NGF, sur lequel devait reposer le SCAF, et n’avait pas de plan B.

Développer un avion en national ou avec l’Espagne, se rapprocher de la Suède et de Saab, ou rejoindre le GCAP.

Le Japon n’est pas très enclin à accueillir de nouveaux partenaires, car il veut éviter tout retard dans le développement du programme.

Les plus lus

Devenez partenaire

Vous cherchez une visibilité auprès des décideurs défense ?

Lancer un nouveau produit ou service • Renforcer votre crédibilité • Augmenter votre visibilité

Nos emplacements publicitaires sont disponibles pour les acteurs de la défense.

À lire aussi

Devenez partenaire

Vous cherchez une visibilité auprès des décideurs défense ?

Lancer un nouveau produit ou service • Renforcer votre crédibilité • Augmenter votre visibilité

Nos emplacements publicitaires sont disponibles pour les acteurs de la défense.