Le montant des exportations françaises d’armement a de nouveau dépassé les 21 milliards d’euros en 2025

Inde, Grèce, Danemark : le détail des grands contrats qui ont porté les 21,2 milliards d'euros de commandes en 2025.
exportations françaises d’armement

L’année 2025 aura été un bon cru pour la Base industrielle et technologique de défense (BITD) française. Plusieurs contrats majeurs l’illustrent :

  • vingt-six Rafale M vendus à l’Inde ;
  • deux sous-marins Scorpène vendus à l’Indonésie ;
  • une quatrième frégate de défense et d’intervention (FDI) vendue à la Grèce ;
  • des hélicoptères H225M Caracal vendus au Maroc ;
  • des missiles antiaériens Mistral, dans le cadre d’une commande groupée passée par plusieurs pays européens ;
  • des systèmes SAMP/T et VL MICA vendus au Danemark ;
  • des canons CAESAr vendus à la Slovénie et à la Croatie ;
  • des véhicules SCORPION vendus à la Belgique et au Luxembourg.

21,2 milliards d'euros de prises de commandes

Le ministère des Armées vient de publier son dernier rapport au Parlement sur les exportations d’armement de la France. Selon ce document, le montant des prises de commandes s’est ainsi élevé à 21,2 milliards d’euros l’an passé. Ce niveau reste pratiquement égal à celui constaté en 2024.

Dans le détail, l’aéronautique représente 40 % de ce total. Viennent ensuite la construction navale (19 %), et l’armement terrestre (12 %). Le domaine des missiles a connu la progression la plus forte, d’une année sur l’autre. Cette hausse atteint 15 %.

Des résultats liés à la qualité de la BITD française

Ces bons résultats s’expliquent en partie par la qualité des productions de la BITD française. Selon le ministère des Armées, les succès des systèmes de défense aérienne français illustreraient un phénomène précis. Ils traduiraient la confiance placée par les partenaires de la France, dans son savoir-faire industriel. Le succès persistant du Rafale à l’export témoignerait ainsi de son adéquation aux besoins actuels et futurs du marché international. Il garantirait ainsi une chaîne de production pérenne en France.

La qualité des matériels reste toutefois une condition nécessaire, mais non suffisante. La forte hausse des dépenses militaires mondiales explique aussi le niveau des prises de commandes enregistrées par la BITD.

Une part européenne stable, malgré la hausse des dépenses militaires

La part des pays de l’Union européenne (UE) dans les exportations françaises d’armement s’élève ainsi à 27 %. Ce niveau reste dans la moyenne observée entre 2022 et 2025. Dans le même temps pourtant, les dépenses militaires des pays de l’UE ont fortement progressé. Elles ont atteint un total de 381 milliards d’euros.

Les États-Unis, principal bénéficiaire de la hausse des dépenses européennes

Cette manne a surtout profité aux industriels américains, et, dans une moindre mesure, sud-coréens et israéliens. Selon le rapport, les importations d’armes par les États européens ont plus que triplé. Cette hausse s’observe entre les périodes 2016-2020 et 2021-2025, soit une progression de 210 %.

Les États-Unis restent ainsi le principal fournisseur de matériels de défense de l’Europe, avec 48 % des importations. L’Allemagne les suit, avec 7,7 %, puis la France, avec 6,2 %.

« La concurrence intraeuropéenne ne faiblit pas »

Le ministère des Armées a aussi souligné un constat notable. Le principe d’interdépendances librement consenties reste pourtant affirmé. Des progrès existent aussi dans la coopération du secteur industriel de la défense. Malgré cela, « la concurrence intraeuropéenne ne faiblit pas ».

Les exportateurs européens se retrouveraient ainsi régulièrement en situation de concurrence frontale. Cette dynamique amènerait les États à adapter leur stratégie à l’export.

5,7 milliards d'euros de commandes passées par des pays de l'UE

Le montant total des commandes passées par des pays membres de l’UE en 2025 atteint un niveau précis. Il s’élève à environ 5,7 milliards d’euros. La Grèce y a contribué pour un peu plus d’1 milliard d’euros. Le Danemark a suivi avec 998 millions d’euros, puis la Belgique avec 673 millions, et la Roumanie avec 608 millions.

Les ventes d’équipements militaires français à l’Allemagne ont, elles, doublé entre 2024 et 2025, pour s’établir à 526 millions d’euros. Il s’agit du montant le plus élevé enregistré en dix ans.

Ce qu'il faut retenir

  • Les exportations d’armement françaises ont atteint 21,2 milliards d’euros en 2025, un niveau stable par rapport à 2024.
  • L’aéronautique représente 40 % de ce total, porté notamment par le succès persistant du Rafale à l’export.
  • La part des pays de l’UE dans ces exportations reste à 27 %, malgré la forte hausse de leurs dépenses militaires.
  • Les États-Unis restent le principal fournisseur de matériels de défense de l’Europe, avec 48 % des importations européennes.
  • Les ventes françaises à l’Allemagne ont doublé en un an, atteignant 526 millions d’euros, un record en dix ans.

Questions fréquentes

Quel est le montant des exportations d'armement françaises en 2025 ?

Selon le rapport au Parlement du ministère des Armées, les prises de commandes se sont élevées à 21,2 milliards d’euros. Ce niveau reste quasiment stable, par rapport à 2024.

L’aéronautique représente 40 % du total, suivie par la construction navale (19 %) et l’armement terrestre (12 %). Le secteur des missiles a connu la plus forte progression, avec une hausse de 15 %.

Malgré la forte hausse des dépenses militaires européennes, une large part de cette manne profite aux industriels américains. Ces derniers restent le principal fournisseur de matériels de défense en Europe, avec 48 % des importations.

Quatre pays se distinguent particulièrement. La Grèce arrive en tête, avec un peu plus d’1 milliard d’euros de commandes. Suivent le Danemark (998 millions), la Belgique (673 millions) et la Roumanie (608 millions).

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